DE DISTRIBVER LES P L J N S. ny
La grande Garderobe sert quelquefois de Chambre à coucher,lorfqu’on est incommodé. On y place la Toilette, on s’y habil-le, & on y change de linge : mais c’est dans celle d’au-dessusqu’on met les Armoires des Hardes, & que couchent les Valetsou Femmes de Chambres, pour être plus à portée de rendre leursservices ; auísi a-t’on soin qu’il y ait toujours quelque lampe al-lumée.
La troisième Garderobe sert de lieu de commodité. Au lieude Chaises percées, dont on se servoit autrefois, & dont la mau-vaise odeur se communiquoit aux Appartemens, on creuse pré-sentement des Fosses fort basses, en forte que l’eau y puisse mon-ter , & on leur donne peu d’étendue : on les construit de moi-lonà pierres sèches, & l’on y pratique des Ventouses ou Barba-canes, asin que les matières liquides se mêlant avec l’eau, s’é-coulent, '& se perdent plus facilement dans les terres par ces ou-vertures. Les Chausses au-dessus montent jusques fous le Siégé d’Ai-sance, & se font de m osions piquez posez en ciment, Sc de troispieds de largeur en quarté, asin que les matières ne s’y attachentpoint en tombant : & pour en exhaler les vapeurs, on y pratiquede larges Ventouses de poteries, qui montent jusqu’au-dessus duComble. Comme la maniéré de composer ces sortes de lieuxest fort nouvelle, en voici le détail. Le Siégé est semblable àune Banquette ou Canapé, dont le Lambris de dessus se leve,&-se rejoint au Siégé avec justesse , renfermant par-dessous lecouvercle posé sur un bourrelet de maroquin. On pose sons laLunette du Siégé un Boisseau de fayancc en forme d’entonoirrenversé, & encastré dans un cercle de cuivre attaché au Siégépar des tringles montantes qui se vissent par-dessous. Une Sou-pape ou Rondelle de cuivre entre précisément dans la feuillurede ce cercle, où elle est attachée par une charnière , Sc fa queueest attachée à la bascule du Siégé , en sorte qu’en levant le Lam-bris du Siégé , on fait ouvrir la Soupape, laquelle sc ferme pa-reillement , lorsqu’on le baisse. On dégorge un tuyau dans leBoisseau par le moyen d’un Robinet, & l’eau qui en fort avecimpétuosité, à cause de Félevation des Entre-foles où est le ré-servoir , lave de telle sorte le Boisseau Sc la Soupape , qu’il nes’y attache ni urines’ ni matières qui puissent causer de mauvai-ses odeurs. On branche fur la même conduite un autre tuyau,au bout duquel il y a un robinet ployant, qui étant tiré par le
TT ■! I ' Tì 1 II TTIMIIIH I I I ■
Ee