Buch 
Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio, dit Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
Entstehung
Seite
221
JPEG-Download
 

111

DE DISTRIBUER LES PLJNS.

On pave ordinairement les Ecuries à quatre pieds près du mur; ou de la mangeoire, le surplus se bat en salpêtre, ce qui con-serve le pied des Chevaux, On pratique aussi un ruisseau dans lemilieu avec une pente pour 1 écoulement de surine des Che-I vaux.

On ménage au bout de PEeurie un endroit particulier poury serrer les Harnois, & les raccommoder, & cest ce quon ap-pelle Sellerie, & lon pratique au-dessus des Soupentes cou-chent les-Palfreniers. Dans les grands Hôtels , on y pratique en-core des Forges, an n de nêtre pás obligé de sortir dehors, pourfaire ferrer les Chevaux.

Les Cours à fumier doivent être'voisines des Ecuries ; on yplace les lieux communs pour les Domestiques : elles doivent avoirleur sortie & dégagement du côté de la rue, pour en enlever les§ fumiers, soit par une Porte, soit par une Fenêtre grillée, sans êtreobligé de les passer par la Cour principale.

Le Puits doit être placé à la porte de PEeurie ou dans lEcu-

I rie même ; leur margelle à Paffleurement du pavé, est refeùilléepour recevoir une trappe qui en bouche Pouverture. On attacheau-dessus contre le mur un Balancier qui fait agir un corps dePompe, dont les tuyaux montans fe déchargent dans les auges, lon abreuve les Chevaux.

Les Greniers à foin font ordinairement au-dessus des Ecuries.On y pratique dans les Planchers de petites trapes par lon jettele foin, afin quil ne soit pas mouillé dans le temps de pltà Ony fait aussi un retranchement pour Pavoine, d elle tombe parun tuyau de communication dans un petit coffret disposé au-dessousdans PEeurie ; ce qui est plus commode , & moins embarassantque les grands coffres quon y plaçoit.

11 ny a rien de particulier à dire des Remises de Caresses , sice nest quon y pratique présentement des Barrières ou Coursiérestriangulaires, par le moyen defquelles les Carosses qui y font pouf-fez , se rangent dans leur place, même pendant la nuit, fans pou-voir sen écarter. Cest aussi au-dessus de ces Remises quon lo-ge ordinairement les Domestiques, & leurs Chambres font déga-gées par de petits Corridors.

E edij;