L<-L
DE LA MATIERE .
tres endroits, & ce bois se taille par un grand délardement. Quantau bois de sciage, on le débite ordinairement de bois courts Sc gros;
Sc des pieces qui font les moins saines pour être mises en œu-vre de leur grosseur, on en fait des solives depuis cinq & septpouces de gros jusqu’à huit à dix pouces fur douze, quinze Scdix-huit pieds de longueur, Les poteaux de cloison Sc d’huis- 1sériés font de cinq à sept pouces de gros fur diverses longueurs, fSc ceux des cloisons qui portent à faux , Sc qu’on laisse creuses, fafin de les rendre legeres, font de tiers poteau refendu qui a qua- Itre à cinq pouces de gros. Le chevron est ordinairement de qua- |tre pouces de gros fur douze pieds de longueur. Ces bois íë jtrouvent de toutes ces grosseurs fur les Ports ou dans les Chan-tiers.
Le Bois se toise à la piece , qui est reglée à douze pieds delong fur six pouces de gros, en forte que les quantitez au-des-sous Sc au-dessus se réduisent à celle-ci, pour la facilité du Toi-sé. Le marché se fait Lu cent de çes pieces, dont dix compo-sent le millier,
DE LA COVFERTV REDES COMBLES .
N couvre les Edifices de differentes maniérés, eû égard
à leur dignité, à la dépense qu’on veut faire , aux matiè-res que le pais produit , & à la pente des Combles. Les plusbas, qui font presque en terrasse, Sc qu’on ne découvre pas dupied du Bâtiment , à l’imitation de ceux du Levant Sc d’Ita-lie, doivent être couverts de cuivre ou de plomb - Sc l’on voitaussi quelques Eglises anciennes Sc d’autres Edifices considéra-bles , dont les Combles qui font fort roides , font pareillementcouverts de plomb. Quant à l’Ardoise, on en couvre les Hô-tels Sc Maisons de distinction; car pour les Maisons particuliè-res, elles font couvertes de thuile qui se peut faire facilementen beaucoup d’endroits. On se sert aussi de bardeau pour les ap-pentis, à cause de sa legereté. A l’égard des autres matières donton couvre , comme les Ecailles de roches dont on se sertdans les Alpes , dans les Pirenées Sc autres Pais de montagnes,elles ne font pas assez considérables pour mériter qu’on enfasse mention.