ET DE LA CONSTRVCTION. 17 *
tres font ou en demi-cercle parfait, ou en plein ceintre, ou surbais-sez , ou surmontez en tiers point ou lignes paraboliques , ou biais,ou rampans, ou l'un & l’autre. Les platte-bandes font ou droitesou bombées , & quelquefois avec arriéré-voussure par derriere.
Les Voûtes peuvent être nommées régulières ou irrégulieresdans leurs formes, à cause des fujettions de leur usage ôc de leurraccordement. On entend par voûtes régulières , celles qui n’ontni biais, ni rampant, ni talut, & par les irréguliers, le contrai-re. Chaque voussoir a six faces, deux panneaux de doiielle, dontl’un est intérieur ou d’intrados, & l’autre extérieur ou d’extrados;deux panneaux de tête, dont l’un de front fait parement de l’Arcpar-devant, & l’autre paroît derriere, si la pierre fait parpin, & deuxpanneaux de lits qui font cachez dans le corps de la Maçonnerie ;tous ces panneaux font opposez. Les joints font ou de lit ou de tête,qu’on nomme aussi joints de coupe, qui font les joints en rayonstirez du centre des arcs de plein ceintre. Il y a aussi des jointsmontans & des joints de lit ou de niveau dans les cours d’astìfes,êt ce dernier joint doit suivre le lit de la carrière, car autrementla pierre seroit mise en délit ; ce qui s’observe aussi aux Arcs &Voûtes où les joints de lit font ceux de la carrière, fans quoi laruine des Voûtes & Platte-bandes arrive souvent par cette mal-façon. Le Coussinet d’un arc ou voûte, est la derniere pierre ou im-poste qui couronne le piédroit, & reçoit les premieres retombées.
On fe sert de divers instrumens pour tracer les Voûtes & leursVoussoirs, & outre la réglé, la fausse & la vraie équerre, le ni-veau, le plomb & les autres outils communs dans fart de bâtir,on met en usage la Sauterelle, qui est une équerre mobile pourprendre f ouverture des angles, & le Beuveau, dont un bras sert àtracer la curvité du panneau de doùëlle, & l’autre le joint delit; quelquefois les deux bras en font creusez ou bombez , &toujours mobiles. Les Lobasses font des lattes ou réglés minces,fur lesquelles on marque avec des hoches d’un côté les Voussoirs,ôc de í’autre les retombées.
On trace les pierres par panneaux, ou par équarrissement oudérobement, & l’on trouve dans les Auteurs les opérations qu’ilfaut faire pour tracer une même piece suivant ces deux manié-rés. Celle par panneaux est la plus ingénieuse , & elle est plusentendue que celle par équarrissement, avec laquelle on ne peutpas toujours faire ce qt:i se fait par panneaux. L’Efpure ou le