ET DE LA CONSTRVCTION. i 77
se sert de PArriere-voussure de Marseille, pour faciliter l'ouver-ture des ventaux d’une Porte mobile ceintree par le haut. A re-gard de PArriere-voussure de saint Antoine » non seulement elledécharge la Platte-bande, mais fa figure, qui est le plus souventen plein ceintre, & bombée par son profil plutôt que reglée.est plus agréable ; Sc lorsque les murs font épais, & que la fer-meture dans Pembrasure des croisées est ceintrée, la lumière serépand plus abondamment vers le ceintre ou le plafonds de laChambre. Ces Arriere-voussures rachètent quelquefois un ber-ceau droit ou rampant.
Il faut remarquer que souvent les plus beaux traits de la cou-pe des pierres , n’ont pas toute la grâce du dessein, Sc que le mer-veilleux qui s’y rencontre, semble répugner à la solidité , com-me ilparoîtauxportes fur le coin, dont une Trompe porte Pen-coignure en Pair, Sc aux portes dans sangle, qui font encore quel-quefois biaises, de forte qu elles parodient difformes , à cause deleur sujettion, Sc moins naturelles que celles qui font en tourronde, ou en tour creuse.
Pour les Trompes, il faut qu'il n’y ait que la nécessité qui les 1fasse mettre en œuvre, comme celle dans l’angle rentrant, quisert à porter en Pair un cabinet ou un dégagement, pour ne pointrepasser par les principales pieces d’un Appartement. Quant à laTrompe fur le coin, on s’en sert ordinairement, lorsque la porte' est dans l’encoignure, pour faciliter le tournant aux charrois, elle
( porte en Pair Pencoignure d’une Maison, Sc est fort hardie; maiselle tireau vuide. Il y a des Trompes de plusieurs figures, com-me de rondes, d’ondées, ou à pans par le devant, Sc bombéesou réglées par leur profil, Sc même des rampantes, Sc plus el-les ont de montée, plus elles font solides ; mais à bien considé-rer ces sortes de traits hardis, ils fervent moins à décorer le Bâ-timent, qu’à faire paroître Pindustrie de POuvrier.
Les voûtes d’Arrêtes font, ou quarrées, ou barlongues , com-me celles en Arc de cloître , qu on nomme maîtresses voûtes,
. Sc leur différence consiste en ce que les voûtes d’arrêtes sont for-mées de deux berceaux qui se croisent, Sc qui, comme des lu-nettes , forment des arrêtes qui sc coupent en un point ; Sc lesvoûtes en arc de cloître, ont des angles rentrans en diagonales, 1à la place des arrêtes saillantes ; les voussoirs s’en font par en- 1fourchemens, Sc elles son* fermées par des clefs en croix ; il y j
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