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BASES ET C HJP1TEAVX
BASES ET CHAP1TEAVX COMPOSITESorne^ de feuilles de Persil & de Laurier .
L Es grandes feuilles, qui enrichilTènt le Chapiteau Composite, sont en mê-me nombre, & arrangées dans le même ordre que celles du ChapiteauCorinthien ; mais comme il convient que ces deux eípeces de Chapiteaux soientcaractérisez diíFeremment, il paroît plus à propos a’employer au ChapiteauComposite les feuilles de Persil & de Laurier, & de réserver pour le Chapi-teau Corinthien celles d’Acanthe & d’Olivier. La feuille de Persil est la plusdécoupée de toutes, & celle qui convient le mieux aux ouvrages délicats quis’exécutent en métal. Celle de Laurier est presque semblable á la souille d’O-livier , excepté qu’elle est plus grande & un peu ondée : c’est pourquoi il nefaut composer ses bouquets que de trois ou quatre feuilles. Les Volutes duChapiteau Composite ( qui sont les mêmes que celles de l’Ordre Ionique mo-derne ) doivent être très-riches & ornées de fleurons, parce qu’elles consti-tuent le caractère de l’Ordre Composite , & que c’est particulièrement en quoicet Ordre différé du Corinthien. Elles se traitent de deux maniérés, ou quandelles semblent sortir du vase ou tambour du Chapiteau, & pour lors elles sontappellées Volutes naissantes, comme celles de l’Arc de Titus, & celles de Vignole,de Palladio & de Scamozzi : ou lorsque leurs tiges font droites, & qu’elles partentde derrière la fleur de l’Abaque, comme aux Chapiteaux des Arcs de SeptimeSevere, & des Orfèvres. Les Oves de ce Chapiteau peuvent être fleuronnez,quand l’Ouvrage est riche & grand ; la r ose, qui lui est la plus propre, est unefpece de fleuron panaché, comme il s’en voit à la plupart des Chapiteaux an-tiques. Quant à ce qui regarde le travail des Chapiteaux, il faut que dansl’ebauche, le galbe des feuilles soit bien contourné; que ces souilles soient bienrefendues , Sc observer, qu’en les dégageant pour leur donner de la legereré,elles ayent pourtant assez de solidité, par le moyen des tenons qu’on laiìse der-rière , pour qu’elles ne soient pas sujettes à s’écorner, ni à s’éclater. On doitéviter surtout de donner dans le goût sec, c’est-à-dire de faire les arrêtes ducontour des feuilles trop vives , ce qui les fait ressembler à de la tôle décou-pée. Quelquefois au contraire les Chapiteaux deviennent pesons , lorsque lessouilles n’en sont pas assez dégagées ni évidées.
J’employe ici pour le Chapiteau à souilles de Persil, la Base Composite deVignole, qui a un astragale moins que la Corinthienne, & pour celui à feuil-les de Laurier, je me sers de la Base Attique, que je regarde comme la plusrégulière.
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