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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio, dit Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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ET CORNICHES D'JPPJRTEMENS. 3Í7

point de chêneau, mais l’on se contente d’un simple égoût au ni-veau de la Corniche qui renvoyé les eaux loin des murs de face. Età l’égard des grands Edifices, on taille des rigoles ou goulettes furfut les cimaises de pierre dure, qui font les dernieres arases, & leseaux sortent par les canons des gargouilles: mais lorsque la chutede ces eaux est trop rapide , à cause de la roideur du Comble, &qu’un chêneau est absolument nécessaire pour les recueillir, il fautqu’il paroisse le moins qu’ií est possible. L’on fait perdre l’eau dansdes puisards construits exprès, en les faisant passer dans des tuyauxde bronze logez dans l’épaisseur des murs, comme on l’a fait auChâteau de.Clagny. Mais il arrive un inconvénient de cette prati-que , qui est que si ces tuyaux ne font pas suffisamment larges, ilss’engorgent pendant les gelées s c’est pourquoi lorsque les mursfont médiocres, il vaut mieux, pour la conservation du Bâtiment,mettre les tuyaux de descente en dehors avec une culiere au bas,pour pouvoir réparer plus facilement ces tuyaux.

La plûpart des Corniches des Palais de Rome font taillées deSculpture ; elles se travaillent avec d’autant plus de facilité, qu’el-les fe font de stuc fur un noyau de brique ou ae tuf, & que le mortierde chaux & de poussolane qu on y employé , a une qualité touteparticulière pour retenir les enduits de stuc, & leur fait prendre liai-son avec la brique ou le tuf. Ordinairement les Italiens font leursEntablemens excessifs en hauteur & en saillie ; mais si c’est un dé-faut qu’on peut leur reprocher, demeurons aussi d’accord que ceuxqu’on fait en France, font trop chétifs : la plupart de nos Archi-tectes, après avoir assez bien conduit leurs Edifices, les terminentpresque toujours mal par des Corniches trop petites. Cependantquelque petite que soit une Corniche , il faut nécessairement quela mouchettè maîtrise dans le profil ; & qu’elle soit pendante, pourempêcher les eaux de coules contre les murs de face.

Lorsque les Corniches, qui fe font fur les murs de Maçonne-rie , pour recevoir les égouts des Combles, ou porter le chêneau,ne font pas de pierre, on les fait de moilons posez en saillie &bien enliez , avec queue & portée suffisante , qu’on recouvrede plâtre , pour traîner ces Corniches au calibre ; & à l’é»ardde celles des pans de bois destinées au même usage, élles fe traî-nent pareillement en plâtre , & sont retenues au chapeau avecdes harpons, chevilles & dents de loup de fer ; ce chapeau estsoit d'une platte-forme ou madrier, qui a plus de saillie que le