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Cours d'architecture : qui comprend les Ordres de [Jacques Barozzio, dit Le] Vignole, avec des commentaires, les figures & les descriptions de ses plus beaux bâtimens, & de ceux de Michel-Ange, des instructions et des préceptes & plusieurs nouveaux desseins concernans la distribution & la décoration, la matière & la construction des édifices, la maçonnerie, la charpenterie, la couverture, la serrurerie, la menuiserie, le jardinage, & généralement tout ce qui regarde l'art de bastir / par C. A. [i.e. Augustin-Charles] d'Aviler
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DES NOVVEAVX LAMBRIS.

brisiez de Menuiserie, & tels font ceux des Appartemens du Roi& de la Reine au Château de Petit-Bourg, qui font d’une ma-gnificence extrême. On les a rapporté dans un des Volumes del’Architecture Françoise ; mais comme peu de gens font en étatde faire de telles dépenses, on a cru qu’il valoir mieux proposerici pour exemple un de ces Lieux à l’Angloise, dont la décora-tion est simple & de bon goût, & qui a été exécuté dans uneMaison de Paris, qui fe distingue par la beauté de ses ornemens.L’élevation, la coupe & le plan qu’on en donne dans la plan-che 99. S. en font suffisamment connoîrre le développement; ce-pendant pour ne rien laisser desirer, nous allons en décrire tou-tes les parties le plus exactement qu il fera possible. Le siégé,qui en fait la principale partie , est logé dans le renfoncement d’u-ne niche entierement revêtue de Menuiserie; il est de marbre,& fermé en-dessus par un couvercle en maniéré de Lambris deMenuiserie, qui suivant le besoin qu’on en a, se leve, ou s’a-bat sur la lunette qui est ordinairement garnie d’un bourlet cou-vert de maroquin. Tout le corps du siégé est de marbre, com-me on vient de le dire, cette matière étant préférable à la pier-re qu on y employé quelquefois, parce quêtant plus unielesmatières font moins sujettes à s’y arrêter. Ce siégé est creusé dansfa longueur en maniéré d’auge, dont le fond forme un plan in-cliné , qui va en pente jusqu'à l'endroit le plus profond, où est per-cé un trou servant d’entrée à la Chausse d’aisance. L’entrée dece trou est fermée exactement par le moyen d’une bonde ou mas-se de plomb qui ne se leve , que lorsqu’on y veut faire passer lesmatières, pour lors on leve d’une main cette bonde, & de l’au-tre main on lâche un robinet, & il fort d’1111 tuyau qui est pla-cée à la tête de sauge, un jet d’eau qui part avec tant d’impé-tuosité, qu’en un instrant toute l’auge est balayée , & qu’il n’yreste absolument, aucune ordure. Après quoi, si l’on veut se la-ver, soit à l’eau chaude, soit à l’eau froide, on amene par lemoyen d’un ajoutoir un des deux tuyaux coudez , qui se rangeau milieu de ia lunette, & qui y forme un petit jet d’eau. Voilàen quoi consiste la méchanique de ces petits lieux qui font pré-sentement fort en régné. L’on peut encore, pour plus de propre-té , ménager dans la même Chambre où ils font placez, des Ar-moires , pour y serrer du linge & des tablettes, fur lesquelles onrange avec symétrie des vases de porcelaines qui renferment des

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