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Tome deuxième.
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DU XV e AU XVIII e SIÈCLE.

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de Maisons que parce que le roi lui ayant donné le château de Saint-Germain, sanscomprendre la forêt dans ce don, il lui était nécessaire dy joindre un parc. Or, lannéedensuite, le roi parut désirer que le comte lui cédât, non pas Maisons pour joindre unchâteau à sa forêt, mais seulement le parc de Maisons. Il était à sa convenance de leréunir à la forêt de Saint-Germain quil continuait.

« Deux offres furent faites, la première de payer ce parc à raison de 1800 livreslarpent, soit, pour les 500 arpents, 900,000 livres. La seconde de léchanger contrele Yésinet et la réserve des baliveaux dans la forêt de Saint-Dizier , en Champagne .Dun autre côté, les besoins de la guerre empêchèrent le ministre de donner suite à cettedépense de 900,000 livres; de lautre, les objections du comte sur le Yésinet firent échouerles propositions déchange ; le comte disait que le Yésinet « est moins un bois quunecontinuité de terrains vains et vagues. » À vrai dire, le prince, dans le premier ravisse-ment de sa nouvelle propriété, nobéissait quà regret à son frère, et navait nulle enviede céder son parc.

Quatre ou cinq ans plus tard, ses sentiments changèrent et ce fut lui qui désira quele roi reprît cette affaire. La satiété était-elle venue? Le comte sapercevait-il que lesdépenses de la restauration, ajoutées au prix de lacquisition, formaient un gros capitalpour un simple revenu de 40,000 livres ? Était-il gêné dargent, comme il lui arrivasouvent? Cette dernière hypothèse est inadmissible devant les mémoires quil adresseau roi pour que la somme de 900,000 livres, précédemment proposée, soit portée auchiffre rond dun million.

« _ Le comte dArtois offre donc de vendre le parc de Maisons, et son mémoire

ajoute : « Au moyen de quoi il ne reste plus que le château. Le roi répugnerait sansdoute à lacquérir, mais il serait facile den ordonner la démolition pour continuer leparc ou plutôt la forêt de Saint-Germain jusquà la rivière. »

« Démolir le château de Maisons ! Mânes des Mansart et des Longueil, vous avezfrémir dans votre tombeau. Démolir le château ! 0 prince ! vous ignoriez donc votretrésor, que sans plus de façons et avec ce léger dégagement vous auriez commis cevandalisme ! « Le château retient le roi dacquérir Maisons ; vite quon jette le châteaupar terre et que je rentre dans mes déboursés ! » Par bonheur pour votre mémoire,prince très-excellent, le roi nalla pas plus loin et les choses en restèrent. »

Ainsi, bon gré mal gré, le comte dArtois dut garder ce beau domaine ; et à ce quilparaît, il en prit son parti dune façon assez gracieuse, car la résidence de Maisonslui servit souvent à donner des fêtes, et des fêtes très-somptueuses, lon vit plus dunefois Louis XYI et Marie-Antoinette . Jusquen 1789, le château fut conservé dans ungrand état de prospérité ; mais bientôt sonna lheure néfaste, et le chef-dœuvre deMansart eut à souffrir, comme tant de demeures seigneuriales, de Y espèce de fureur etde vandalisme qui saisit la France pendant les années révolutionnaires. Plus heureux,toutefois, que tant de palais et de châteaux démolis ou réduits en cendres, il reçut seule-ment quelques attêintcs ; et si à présent la majeure partie de ses dépendances a disparu,ce ne sont pas les hommes de la révolution quil en faut accuser. Un financier célèbre