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Tome deuxième.
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DU XV e AU XVUI e SIÈCLE. 53

très-harmonieuse couleur. Cette précieuse conservation n’est pas, il nous semble, undes moindres mérites de cet édifice âgé déjà de deux siècles (1).

Notre planche III nous dispensera de décrire longuement la façade sur la cour quenous avons devant nous. Deux pavillons carrés occupent les extrémités du corps delogis principal, et forment des avant-corps devant lesquels s’élèvent, à la hauteur del/entablement, deux autres corps de bâtiment servant de terrasses. De hautes et richescheminées s'élèvent sur les combles des pavillons : un double avant-corps, dans l’axede la façade, est couronné par un immense fronton, au-dessus duquel se dresse unlanternon, sorte de campanile, point culminant du château. Toute cette partie centralea reçu, en raison de son importance, une plus abondante décora-tion que les autres parties de l’édilice. Ainsi, à l’étage supérieur,à la base des pilastres, nous voyons quatre pots à feu de formeélancée produire un heureux effet ; puis, le tympan du frontonmontre un immense cartouche orné, sculpté aux armes desLongueil, qui termine dignement ce motif central. Voici (fig. 2)un des vases ou pots à feu précités ; et planche VII, la partiesupérieure des souches de cheminées, avec l’entablement durez-de-chaussée et du premier étage. La planche Vlll montre,à son tour, et sur une grande échelle, les lucarnes de cettefaçade que nous venons de décrire en quelques lignes. Voilà lacour d’honneur à laquelle on parvient aujourd’hui de plain-pied,et sans que rien la sépare du parterre et des avenues. Dans leprincipe, le fossé faisait le tour du château, et ne laissait arriver(pie par un pont-levis : ce fossé, avec revêtement de pierre etbalustrade, existe sur trois côtés seulement. Sur les côtés dela cour, Mansart avait dessiné des quinconces avec un bassindans le milieu ; Tun d’eux était terminé par une orangerie :

Fig. 2.

mais tout cela a disparu.

Les façades latérales du château de Maisons sont semblables entre elles, et n’exigentaucune espèce de description : la gravure seule suffira, croyons-nous, à renseigner lelecteur (voy. planche V). Quant à la façade sur la Seine , nous devons dire qu'ellenous paraît encore — et nous ne sommes pas seul de cet avis — préférable à cellede la cour. Les pavillons d’angle sont en réalité peu saillants; ils acquièrent cepen-dant une véritable importance par l’heureuse disposition des colonnes monolithesqui supportent l’entablement en forme de balcon. À l’étage supérieur, une nichesurmontée d’une plaque ornée est creusée dans le trumeau central ; tandis qu’unelucarne, différente de celle de l’autre façade, se dresse au milieu du comble, qu’ellevient orner utilement. L’avant-corps ou motif central de cette façade diffère très-peude son correspondant : un fronton vient également le terminer ; mais la décoration du

(1) Mansart. soigneux, comme tout architecte doit l’être, du choix des matériaux, avait dédaigné la pierre un peu molledes environs de Maisons. Celle qu’il employa provient des carrières de Creil .

il.