LAUTERBOURG.
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le traité de 1 8 1 5> : l’ancienne Alsace y était également confinée jusqu’au 1 3. e siècle ;mais depuis la mort de Conradin , avec lequel s’éteignit à la fois le duché d’Alsace et celui de la France orientale, qui touchait à cette province, celle-ci s’est étenduepeu à peu jusqu’à la Queich . Les monumens d’un territoire qui fut réuni aunôtre pendant plusieurs siècles, et dont les souvenirs historiques se mêlent fré-quemment avec ceux des contrées qui nous sont restées, ne pouvant être passésentièrement sous silence lorsqu’il est question des antiquités de l’Alsace , nousterminerons cet ouvrage par leur énumération succincte.
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Entre Lauterbourg et Rheinzabern les traces de la voie romaine sont encore très-apparentes , et il en existe une carte spéciale. Cette route laisse à droite les petitesvilles de Hagenbach et Joekgrim , renfermant chacune les restes d’un ancien châ-teau : la première dépendait autrefois de l’abbaye de Wissembourg ; des attentats àla paix publique la firent passer au 14 - e siècle sous la domination des électeurspalatins. Joekgrim occupe une position élevée, que déjà les Romains paraissentavoir mise à profit : l’on a détèrré en ce lieu une jolie petite tête de Minerve enbronze, recueillie par M. Lambert : avant la révolution cette ville appartenait auxévêques de Spire. Ils possédaient également Rheinzabern , dont le nom rappelleencore celui de Tabernæ, que cette ville portait du temps des Romains. On ya découvert un très-grand nombre de monumens antiques : l’on y en voit encoreplusieurs ; quelques-uns ont été transportés à Lauterbourg par M. Lambert,d’autres font aujourd’hui partie de la belle collection d’antiquités formée à Spire par M. de Stichaner, président du gouvernement de la Bavière rhénane . De beauxfragmens de vases rouges ornés de figures en relief, et des moules dans lesquelson les façonnait, ont été donnés par M. Lambert au Musée de Strasbourg.
Le nom de la petite ville de Bergzabern , située sur la route de Wissembourg àLandau, paraît dériver, comme celui de Rheinzabern , d’un établissement romain,appelé Tabernæ. Gruter a publié l’inscription d’un autel consacré au dieuVosagus (le dieu des Vosges ), qui existait autrefois dans cette ville ; mais cecurieux monument s’est perdu depuis. Bergzabern appartenait aux anciens comtesde Deux-Ponts, qui obtinrent, pour cette commune, de Rodolphe de Habsbourgles privilèges des villes : vendu au î 4- e siècle aux électeurs palatins, il passa dansla suite aux ducs de Deux-Ponts, issus de ces princes.
On a prétendu dériver des mots latins belli campus , le nom de Billigheim ,bourg situe un peu plus loin, vers Landau. Cette étymologie ne se rattache a aucun
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