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souvent que des étendues considérables de bois sontravagées , parce que la cause du mal n’a point étéconnue des forestiers locaux. "V. Insectes.
Des connaissances exactes et détaillées sur lesprincipaux quadrupèdes, oiseaux et insectes quihabitent les forêts , font l’objet de la zoologie fo-restière.
3°. Le règne 'végétal renferme toutes les plantes,par conséquent toutes celles qui composent les forêts.
On appelle plantes tous les corps de la naturequi sont organisés d’après des lois constantes , quise nourrissent par un grand nombre d’organes, quiont la faculté de se reproduire , faculté qui résidedans les organes de la fructification, qui portentdes semences, qui croissent d’après des lois fixes ,et qui sont privés de la faculté de changer deplace.
Ainsi, la différence qu’il y a entre les végétauxet les animaux, est en général très-sensible. Ce-pendant, il y a des animaux qui, sous plusieursrapports , se rapprochent des plantes, comme il y ades plantes qui participent des caractères propresaux animaux. On les appelle zoophites , mot quisignifie animal-plante, ou plante animale. Maisnous n’aurons point à nous en occuper.
Les plantes se distinguent par des organes qui lesont fait ranger par classes, ordres, genres, espèceset -variétés.
Le genre comprend tous les arbres, ou toutes lesplantes qui présentent des caractères communs dansles principales parties de la fructification ; les espè-ces sont renfermées dans le genre , et se distinguententre elles par des caractères plus particuliers ; en-fin les variétés ne sont que des dégénérations del’espèce, qui ne se reproduisent pas toujours parles semences , tandis que le caractère de l’espèce estde se reproduire constamment par les graines. Laconnaissance de ces caractères distinctifs forme l’ob-jet de la botanique.
Mais il ne suffit pas de connaître les caractèresextérieurs des plantes et de pouvoir les classer sui-vant tel ou tel système, il faut encore étudier leurorganisation , la nature et les fonctions des diversesparties qui les constituent, les moyens que la natureemploie pour fournir aux végétaux la matière quileur sert de nourriture, les vaisseaux qui charrientla sève dans toutes les parties de la plante, et lesautres organes nécessaires à la vie végétale , la ma-nière dont s’opère l’accroissement en grosseur et enhauteur , les diverses maladies des plantes et leurscauses , la manière dont se fait la reproduction , lessubstances renfermées dans les végétaux, cellesqu’on en tire pour les arts et la nourriture des hom-mes , en un mot ce qui constitue la physique végé-tale.
Ces connaissances, appliquées aux forêts , for-ment la botanique forestière. Elles sont nécessairespar les résultats qu’elles peuvent avoir sur l’éco-nomie forestière , et principalement sur le succèsdes cultures.
II. Physique. — La physique est la science deschoses naturelles. Elle a pour objet de faire connaî-tre les propriétés générales de tous les corps de lanature , les lois du mouvement, la mécanique,, etc.
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Cette science reçoit son application dans tous lesarts, et elle est particulièrement utile pour les opé-rations où il s’agit d’apprécier les propriétés descorps, leurs actions les unes sur les autres, et l’em-ploi des machines. Ces connaissances sont néces-saires dans l’économie forestière, par exemple, ence qui concerne les effets des élémens et des climatssur la végétation des arbres , la qualité des boissous les rapports de leur pesanteur , de leur élasti-cité , de leur dureté et densité , de leur combusti-bilité et des substances intérieures qu’ils renferment.
i°. Les climats , la température résultant de lasituation et de l’exposition des terrains, la naturede ces terrains , l’air et la lumière , exercent unepuissante influence sur la végétation des arbres etsur la qualité des bois , et c’est parce que les fores-tiers ne calculent pas assez les degrés de cette in-fluence , qu’ils commettent des fautes dans les ex-ploitations et la culture des bois , et dans l’appré-ciation de leurs qualités. 11 leur importe aussi deconnaître la direction et la force des vents , pourse conduire dans les exploitations , et pour ne pasplanter des arbres à racines traçantes sur les mon-tagnes exposées aux ouragans.
2 °. L’élasticité des corps en dirige l’emploi danstous les arts. Ceci s’applique sur-tout aux bois. Lapesanteur et la dureté sont souvent des qualités ,mais quelquefois aussi des défauts dans les bois. Leforestier doit savoir les apprécier suivant les usagesauxquels on les destine.
3°. Il doit aussi connaître l’intensité de chaleurque produit chaque espèce de bois par la combus-tion , et la qualité des charbons, pour se dirigerdans son estimation et dans les calculs qu’il se pro-pose de faire.
4°. Souvent il est nécessaire , pour apprécier lespropriétés des corps , de les décomposer d’après lesprocédés de la chimie. C’est ainsi que l’on parvientà connaître les qualités des terres, les parties quientrent dans la composition du bois, telles que lecharbon, la potasse, les gommes et les résines.Cette partie de la physique , si elle n’est pas abso-lument nécessaire à un forestier, ne peut cependantque lui être utile.
III. Mathématiques. — Les mathématiques ontpour objet les propriétés de la grandeur, autantqu’elle est calculable ou mesurable. Elles se divi-sent en deux classes : la première , qu’on appelleles mathématiques pures , considère les propriétésde la grandeur d’une manière abstraite. Si la gran-deur est calculable , elle est représentée par desnombres , et, dans ce cas , les mathématiques puress’appellent arithmétique. Lorsque la grandeur estmesurable, elle est représentée par l’étendue, et,dans ce dernier cas, les mathématiques s’appellentgéométrie.
La seconde classe s’appelle mathématiques mix-tes : elle a pour objet les propriétés de la grandeurconcrète , en tant qu’elle est mesurable. Du nombredes mathématiques mixtes sont la mécanique , Vhy-drostatique, l’ hydraulique, l’ architecture , etc.
Ces deux classes de mathématiques sont, dans decertains degrés, nécessaires au forestier. Il a besoinde savoir l’arithmétique, l’algèbre, la géométrie