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sement des arbres et de la régénération de la forêt;mais pour qu’il produise ses bons effets , il faut ,nous le répétons , qu’il soit appliqué avec discerne-ment , suivi avec soin , et exécuté , dans toutes lesopérations qui en dépendent, avec intelligence et laplus scrupuleuse surveillance. V. Aménagement etExploitation .
GABARIS on GABARITS. ( T. de mar. ) Cemob vient de l’escla-éon ; les Italiens disent garbadans le même sens. Ce sont proprement los modèlesde construction sur lesquels les charpentiers tra-vaillent, en donnant aux pièces qui doivent entrerdans la composition d’un vaisseau la même forme,les mêmes contours et les mêmes proportions engrand que ces pièces ont en petit dans le modèle.Ainsi les gabarits sont les patrons de toutes lespièces de charpente qui entrent dans la constructiondes bàtimens de mer; ils se font en planches de sapinplus ou moins épaisses, suivant la grandeur du ga-barit , sur le tracé ou dessin fait en grand dans lasalle des gabarits.
GABION, gabbia. Espèce de panier haut et large,enformede tonneau, qu’on remplit de terre et donton se sert dams les sièges pour couvrir les travail-leurs et les soldats. Les gabions se font avec desbranches de frêne, de charme, de noisetier, desaule, etc.
On se sert aussi de gabions dans le jardinage,pour couvrir les artichauts pendant l’hiver, pourfavoriser le blanchiment des cardons, etc.
GAGES, salaire, appointe ment, traitement. Lesofficiers des eaux et forêts ne pouvaient se faire payerde ce qui leur était dû pour gages et chauffage ,qu’en rapportant des certificats de service.
Il était expressément défendu de faire, pourdettes civiles, aucune saisie sur les gages et droitsattribués aux gardes des eaux et forêts, à peine denullité. (Arr. du Cons., du 10 février 1689, confrmépar autre du 14 mars 1702.)
Aux termes d’un arrêt du conseil, du 9 décembre1690, les gages et chauffage attribués aux officiersdes maîtrises pouvaient être saisis pour toutes sortesde dettes; mais par édit donné au mois de mars1708, il a été ordonné que les gages et chauffagedes maîtres particuliers ne pouvaient être saisis pourdettes civiles, que par ceux qui auraient prêté leursdeniers pour l’acquisition des charges.
Les officiers pouvaient être privés de leurs gagesdans les cas prévus par l’ordonnance de 1669, auxart. 14 du tit. III; 12 du tit. IV; 3 du tit. V; 3 et 7 dutit. VI ; 5 du tit. VII ; 11 du tit. VIII ; 1 du tit. IX ;10, 12, 14 du tit. X; 5 du tit. XJ; 1, i 3 , 14, 21,23,24, 34 , 4 ° 8h tit. XV ; 3 , 4 ) 8 , 10 du tit. XIX ; 7du tit. XX ; 6 du tit. XXII. V. Appointemens, où ilest parlé de la saisie; et Traitemens, pour le modede paiement.
GAILLARD, de l’italien gagliardo, dans le sensde château fort. ( T. de mar. ) On appelle gaillardsdes planches partielles qui ne recouvrent que lesextrémités du pont supérieur du vaisseau à unehau-
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teur de 16 à 19 décimètres (5 à 6 pieds), et sur les-quel les on met du canon demoindre calibre que celuiqui est monté dans la batterie du second pont. Lesgaillards se distinguent en gaillard d’avant et eugaillard d’arrière.
GAINE, vagina. ( T. de bot.) Expansion ordi-nairement membraneuse de la partie inférieured’une feuille , par laquelle, celle-ci embrasse ou en-veloppe plus ou moins la tige.
On donne aussi ce nom à certaines parties deplantes embrassantes, engainantes ou faitesen gaine.
GAIN 1 ER , cercis. Genre de plantes de la décan-drie monogynie et de la famille des légumineuses ,qui renferme deux espèces d’arbres employées à ladécoration des jardins, et qu’on peut cultiver utile-ment dans le midi de la France . Le gaînier est ainsiappelé, parce qu’il porte ses semences dans unegousse qui ressemble à une gaine.
Le Gaînier commun, cercis siliquastrum, ouarbre de Judée, a une tige en zigzag dans sa jeunesseet l’écorce rougeâtre; ses feuilles sont alternes, pé-tiolées, très-entières, cordiformes , fermes, lisses,luisantes, d’un beau vert, larges de 3 à 4 pouces,et exhalant une odeur de résine lorsqu’on les froisse,ou naturellement pendant les chaleurs ; ses fleurs,qui sont pourpres en général, et quelquefois de cou-leur de chair ou blanches, naissent au commence-ment du printemps, avant les feuilles : elles sontdisposées en petits paquets le long des branches etdes rameaux. Cet arbre croît naturellement dans lesparties méridionales de l’Europe et dans la Turquie d’Asie, principalement en Judée . Son tronc, quine s’élève qu’à 6 ou'7 mèt., est recouvert d’uneécorce d’un pourpre noirâtre; il jette beaucoup derameaux.
Le bois de cet arbre, dit Varennes de Fenille,est agréablement veiné ou plutôt chamarré et flambéde noir, de vert, et de quelques taches jaunes surun fond gris. Il prend un beau poli et pèse 47 livres1 5 onces 4 gros par pied cube.
Comme arbre d’agrément, le gaînier commun esttrès-recherché des amateurs de jardins. Les Espa-gnols l’appellent Varbre d’amour. Il se prête à toutesles formes, et souffre aisément la tonte ; il brilled’abord par l’éclat de ses fleurs nombreuses, quirecouvrent toute sa surface, et qui ue sont cachéespar aucune feuille. Plus tard, il développe ses bellesfeuilles larges et unies, qui procurent une ombreimpénétrable, ne se laissent jamais entamer par lesinsectes, et que la moindre pluie débarrasse de lapoussière. On couvre les murs avec cet arbre; on enfait des palissades, des berceaux et des boules dansles jardins réguliers. On le place par-tout dans lesjardins paysagers, et par-tout il produit un effet ad-mirable.
Les fleurs ont une saveur piquante et agréable;on les met souvent dans les salades, et on les confitcomme les câpres, avant leur épanouissement.
Les gousses qui leur succèdent restent sur l’arbrependant toute l’année, et comme elles prennent uneteinte brune peu agréable , quelques jardiniers ontsoin de l’en débarrasser.
Le gaînier commun se propage degraines,que l’onsème au printemps, lorsqu’il n’y a plus de gelée à