S À B
champs : qui appartient aux chanrpa ,-qui eontei'n'èles chantps.
Ôri dit héritages et biens ruratix pour le» héri-tage» et biens situés à la campagne; économie ru rale . pour la science de l’agriculture 5 Code ruralpour le recueil des lois qui concernent la police deschamps.
RUSTIQUE. Ce mot est quelquefois synonymeavec rebours. Les ormes qu’on émonde souventfournissent des bois rustiques et nouailleux, quisont très-bons pour le charronage et la fabrica-tion dès meubles. Y. Broussin.
On dit aussi qu’un arbre est rustique quand ilvient bien sans culture et sans soins, et qu’il bravefè chaud et le froid , la sécheresse et l’humidité.
S.
SABINE ou SAB 1 NIER. Espèce de Genevrier .\ . ce mot.
SABLE, arena. Le mot français vient du latinsabulum, gros sable. Les naturalistes donnent cenom a un amas de molécules pierreuses d’un si petitvolume, qu’elles peuvent être facilement transpor-tées par les eaux et par les vents. Il y a des sablesde différente nature; mais pour l’ordinaire les mo-lécules ciuartzeuses en forment la presqne totalité.La grande cohésion des parties du quartz fait que,quelque cbmminué qu’il soit, ses fragmens conser-vent toujours un volume sensible. Les pierres cal-caires ou argileuses finissent, au contraire, par seréduire en poussière impalpable, que les eaux dépo-sent sous la forme de vase ou de limon.
On donne le nom de sablon au sable quartzeux leplus fin , et on nomme gravier un sable grossier qui,pqur l’ordinaire, provient de la décomposition desroches granitiques.
La surface du globe présente des contrées im-menses qui sont couvertes de sables.
Le sable pur est infertile , et l’argile ou la glaisepure est peu propre à la végétation. Ce sont les deuxextrêmes ; l’un par sa ténuité, sa mobilité et son peud’aptitude à retenir l’humidité, et l’autre par sa tropgrande compacité. Mais il résulte de l’alliage desdifférentes espèces de sables et des différentesargilesou glaises des terrains de nature fort différente.Le sable mêlé aux terres argileuses et tenaces enmaintient les interstices ouverts, et les rend plus lé-gères, plus meubles et plus propres à être pénétréespar les racines. Plus il y a de sable, plus le terrainest léger ; et plus il y a d’argile ou de glaise, plus ilest compacte. Le mélange de ces substances dansune proportion convenable rend donc les terrespropres à nourrir les végétaux; mais comme ontrouve souvent ces mélanges faits naturellement, etque d’ailleurs ils exigeraient une grande dépense sion voulait les exécuter artificiellement, ce qui nedoit être pratiqué que pour les terres à grain, ondoit, pour la culture des bois, employer les terrainstels qu’ils sont, en y adaptant les essences qui yconviennent le mieux.
Les terres sablonneuses et graveleuses reçoiventaisément la chaleur et l’humidité; mais, comme
SAB
nous levons fit, elles ne’ retiennent ’nt'i’ùne nil’autrxpet ne contracte»* aucune Maison. Lors-qu'elles ont un fond argileux j Murin îdiîé fj, main-tient au contraire long-temps; et elles se-dessèchent,se refroidissent et ne produisent due'de la mousse.Mais si le sable est couvert d’uné'bonne quantité deterre meuble, et placé sur un fond dè grdvier ou depierrailles, il produit une herbe doucè,«suldtte*àrÀrebrûlée, mois à laquelle la pluie rend Mérité* savigueur.
Le sable hâte ordinairement le progrès des planteset les fait pousser beanconp avant celles qtri-'sotitdans une terre forte. . . ■
Allié avec la glaise, le sable forme ce qu’on ap-pelle un sable gras, et produit de beaux arbres. Ony voit croître, presque avec un égal succès, lechêne, le hêtre , le châtaignier, le charme, l’érable;l’orme sur-tout y croît avec tant de force, qu’il estsujet à y périr en quelque sorte de réplétion ; lenoyer y vient, mais moins bien qne dans les terresplus sèches ; les arbres de marais, tels que les frê-nes, les peupliers, les saules et les aunes, y vé-gètent assez bien, quoique moins promptement qnedans les marais; enfin on y plante avec succès leschênes-verts, les ifs, les sapins, les pins, les mé-lèzes, les cyprès et un grand nombre d’arbres étran-gers; mais dans les sables gras le bois est tendre.
Lorsque le sable est allié avec de la terré franche,et que le sol n’est pas trop humide, il produit dubois fort et de bonne qualité.
Plusieurs espèces d’arbres peuvent être plantéesdans les sables maigres; savoir, le pin sauvage , lepin maritime, le laricio et le pin d’Alep, le bou-leau , le marceau, les peupliers blanc et gris, lechêne-rouvre et le chêne-tauzin, le sureau , l’orme,l’érable commun et celui de Montpellier , le chalef,le tamarix. On peut, avec ces arbres et ces arbustes,créer des forêts dans des terrains qui ne produisentpresque rien. Les semis de pins, dans ces sortes deterrains, procurent en peu dé temps des bois d’unegrande utilité, outre qu’ils améliorent le sol et peu-vent le rendre propre , dans l’avenir, à recevoir desgraines céréales, ainsi que de nombreux exemplesle prouvent dans les sables de la Hollande.
Comme nous avons déjà parlé de la culture dessables aux articles Dunes et Terres , nous renvoyonsà ces articles , ainsi qn’à l’article Pin ,
Par l’art. 12 du tit. XXVII de l’ordonnance de1669, il est défendu d’enlever dans les forêts et auxreins d’icelles, sables, terres, marnes ou argiles,sans une permission expresse, à peine de 5 oo fr.d’amende et de confiscation des chevaux et harnoîs.
L’art. 40 du même titre défend aussi de tirerdes sables, terres et autres matériaux, à 6 toisesprès des rivières navigables, sous peine de 100 fr.d’amende.
Les restitutions, dommages et intérêts doiventêtre adjugés pour ces délits au moins à pareillesomme que porte l’amende. ( Ord. de 1669, tit.XXXII, art. 8. — Edit de mai 1716, art. 5 < 3 .—Arr. de la C. decass., des 18 ventâse an 8,19 no-vembre 1807, 22 janvier, 11 février, i 5 avril et 8 oc-tobre 1808, 20 février et 9 avril 1809.)
On ne peut appliquer au délit d’enlèvement' de