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Tome second.
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que doit posséder un forestier, puisque, sans sonsecours , il ne saurait faire un usage complet desmathématiques, dont nous avons dit qu’il avait be-soin. C’est par le dessin qu’il pourra lever le pland’une forêt ou de quelques-unes de ses parties,toutes les fois qu’il s’agira de contestation sur lapropriété, de travaux à exécuter, et de toutes autresopérations où les personnes qui ne sont'pas sur leslieux ne peuvent juger qu’à l’aide d’un plan. Laconnaissance du dessin est d’ailleurs nécessaire pourbien entendre les opérations des géomètres et pourles vérifier.

A I. Jurisprudence. — La jurisprudence est lascience du droit, c’est-à-dire de tout ce qui est con-forme aux lois et aux principes de justice qui ser-vent à régler nos intérêts. La jurisprudence est aussila connaissance des décisions rendues par des courssouveraines sur certains points de procédure, ousur certaines questions. C’est ce qu’on appelle lajurisprudence des arrêts.

Les ordonnances, les lois, les réglemens , lescoutumes, les arrêts, les décisions, etc., relatifsau domaine en général, à celui des forêts en parti-culier , à la chasse et à la pêche , forment la basede la jurisprudence forestière. Les principaux ob-jets de cette jurisprudence sont la conservation,l’administration et la police des forêts. Elle ren-ferme par conséquent tout ce qui a rapport à la pro-priété , aux droits d’usage dans les forêts , à la ré-pression des délits, et aux fonctions des employésde tout grade sur ces divers objets.

Cette partie des connaissances nécessaires à unforestier est celle qui a été le moins négligée enFrance , peut-être parce que nos réglemens présen-taient , sous ce rapport, des moyens d’instructionsûrs et faciles, ou peut-être parce que l’esprit duFrançais le porte plus volontiers vers l’étude deslois que vers celle des sciences physiques et mathé-matiques , ou peut-être enfin parce que cette sciencea moins besoin d’être démontrée que les autres,et que la pratique peut, jusqu’à un certain point,suppléer à des cours d’étude réguliers.

Quoi qu’il en soit, il se commet encore beaucoupde fautes par l’ignorance des principes du droit fo-restier et de l'art de la discussion , et ce n’est quepar l’enseignement public que l’on peut répandresur cet objet important des lumières suffisantes, etmettre les officiers fores tiers en état de juger desdroits du gouvernement, de défendre ses intérêts ,et de n’engager les actions judiciaires et adminis-tratives qu’avec les précautions et suivant les formesqui doivent en assurer le succès.

§ 8. — Ecoles forestières.

Les sciences et connaissances dont nous venonsde faire l’énumération , exigeraient de longues étu-des si elles n’étaient pas restreintes à ce qui eststrictement nécessaire à l’art d’administrer les bois.Mais nous avons indiqué les parties de ces sciencesqui sont les plus utiles. Deux années d’étude se-raient suffisantes , et c’est dans cet espace de tempsque nous allons circonscrire les cours pour les diffé-rentes branches de la science forestière.

Tome II.

Cependant comme , dans un laps de temps aussicourt, on ne peut acquérir que des connaissancesélémentaires, il nous paraît que l’on devrait exigertrois ans d’étude de la part de ceux qui se destine-raient à des emplois supérieurs , à partir de celui degarde gén'ral , à moins que les élèves avant leuradmission à l’école, ne possédassent déjà les premiersélémens des sciences les plus nécessaires.

Les sciences qui doivent former l’objet de l’ensei-gnement sont en grand nombre , et exigeraient unpareil nombre de professeurs s’il s’agissait de lesenseigner complètement; mais comme il ne s’agitque de donner des principes sur ces différons objets,on pourrait charger chaque professeur de faire plu-sieurs cours. Il nous parait, ainsique nous l’avonsdéjà dit, que le nombre de ces professeurs seraitsuffisant s’il était fixé à trois pour toutes les partiesde l’enseignement ; savoir, i°. un professeur pourl’histoire naturelle; 2 °. un pour les mathématiqueset l’arpentage ; 3°. un professeur pour l’économieforestière et la jurisprudence.

première année d’étude. —Semestre d’hiver.

{ L’histoire naturelle dans lestrois règnes , zoologie ,minéralogie, physique vé-gétale.

Le professeurde mathématiques, i

Les mathématiques pures etpratiques , la géométrieélémentaire, le dessin.

La stéréométrie ou le cu-bage des bois.

Le professeurd’économie forestière.

(Les principes généraux de< l'économie forestière.

(La jurisprudence forestière.

Semestre d’été.

i°. La botanique forestière, avec des explicationsdans les jardins de botanique et dans les forêts ;continuation de la zoologie et de la minéralogie ;

2 °. Continuation du cours de mathématiques;

3°. Continuation des cours de géométrie et destéréométrie ;

4°. Continuation du cours d’économie fores-tière , et explications dans les forêts mêmes sur lesdiverses opérations de culture, aménagement, ex-ploitation, martelage , balivage , estimations , etc ;

5°. Continuation du cours de jurisprudence.

seconde année. — Semestre d’hiver.

i°. Reprise du cours de physique végétale , dezoologie et de minéralogie ;

2 °. Reprise du cours de géométrie;

3“. Les mathématiques, en ce qu’elles concer-nent les parties de l’architecture civile et navale ,et de l’hydraulique, applicables à la science fores-tière , la continuation du dessin pour la levée desplans ;

4°. La technologie forestière et la continuation del’économie forestière;

5°. Reprise du cours de jurisprudence.

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