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Tome second.
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léjèreté , la souplesse et la durée : ce?t à la fin derail ou au commencement de juin, fiarsque le? ar-bies sont en pleine sèye , quon les, a fiat j on choisitnème un temps chaud et humide , afiu que loqqrcese lève plus facilement : les, ouvriers disent quil fa,utque le vent soit alors à la sève ; ce qui veut dire, sansdoute , quil laut que le vent ne soit pas troid. Lé-corce se lève aussitôt que les arbres sont abattus ,afin quelle soit moins adhérente au bois. Les tilleulsdçnt on lève lécorce sont ordinairement âgés de dixà seize an? ; on pourrait eu lever aussi sur de fortgros, pourvu que lécorce nen fût point galeuse.Cette écorce peut se lever également sur le tronc etsur les branches qui portent un pouce de diamètreau petit bout. On en fève quelquefois sur des bran-ches plqs rpenues., mais celle-ci ne peut servir quàfaire dçs liens. ; /

On fend lécqrpe d,u tiilqul et du mûrier dans salongueur, pour la lever ; on la détache avec un ostaillé en pied, de fiighe ; aussitôt quon a levé un bout,on achève de la détacher en.la tirant avec les mains.Quand elle est enlqyée, on l'étend, sur la terre pourla faire sécher ; on en met deux ou , au plus, troislanières les une? sur les aptres. Quand elle est sè-che, on la met. eu bpttes. Four cet effet, on metdeux perches au milieu dun cent de lanières, pourles assujettir droites} ensuite on les lie avec quatreliens , et on les conserve daqs.un lieu frais et sec,pour les vendre aux cordiers, qui, lorsquils veulentemployer eettè qqorce , la mettent tremper dans deleau ; les fepjtiets corticaux , qui forment son épais-seur, se séparent les uns des autres aisément et enjeu de temps : les parties les plus intérieures sontes meilleures ; celles du dehors sont trop grossesjour en faire des cordes ; ouïes vend pour faire desiens pour les gerbes de paille. On fait aussi aveclécorce du tilleul des nattes grossières.

Après ce dépouillement de léeorce , on vend lestilleuls, les gJ'Os aux tPUmeurs, qui achètent aussiles grosses peçcfigs , quon nomme bourdons ; lesmoindres aux vignerons ou aux jardiniers, pourservir déçkalas ou, de perches à palisser ; les plusmenus , qui proviennent des petites branches, auxcultivateurs , pour ramer leurs légumes.

M. de Foqcault, dans un mémoire sur les tilleuls,inséré dans les Annales forestières de i 8 i 3 , observeque larticle du gabier des charges, portant que lesarbres à écorcer seront coupés et abattus avant le i 5juin, contient beaucoup trop de latitude, si onlapplique à lécorcement du tilleul, parce que lescepées de cette essence peuvent être coupées dansles mois de février, mars et avril, quoique destinéesà faire de la tille (écorce), et quil y a même de la-vantage à écorcer les tilleuls dans ces trois mois.IL cite ia pratique des habitans du Canada , pays in-finiment plus frphl que le nord de la France , quiconsiste à extraire la sève sucrée d^ plusieurs espè-ces dérables pendant tout lhiver, et sur-tout dans lesmois de mars,et davril, lorsque de grands dégelssuccèdent à de fortes gelées.

Lauteur du mémoire avait, par une clause par-ticulièredu cahierde^charges 4 restreint au i 5 avrillépoque à laquelle.les tilleyls (le larrondissementforestier dont il était chargé, cjevaiènt être abattus,

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et jamais, dit-il, il ne sest élevé, de la part desmarchands, de réclamation à cet égard. II est cer-tain que lécorcement se fait! a\ec beaucoup plusde fanilité au retour de la sève , que lorsquelle.estdans son plein. Cest lorsque les bourgeons com-mencent à se développer que cette opération doitavoir Lieu. On pourrait donc , même pour les jeuneschênes , rapprocher le terme de labatage.

A III. L'écorce du sumac est excellente pour latannerie. V. Sumac.

IX. Celle du noyer sert, comme lécorce delaune, à teindre en noir et en brun.

On fait, avec celle du saule, une teinture imi-tant le nankin.

X. L'écorce du marronnier dInde a été vanteecomme pouvant remplacer le quinquina dans letraitement des fièvres. Mais si cette écorce, commetoutes les plantes amères, peut, jusquà un certainpoint, être utile dans le traitement des fièvres, elleest loin cependant de remplacer lécorce du Pérou .

Comme nous avons fait connaître les propriétésde lécorce des arbres, dans les différens articles quiles concernent, nous renvoyons à ces articles poul-ies autres détails quon pourrait désirer.

Troisième Section. De lécorcement en généralet de ses effets sur la végétation.

Lécorcement se pratique soit pour fournir de lé-corce aux tanneries, soit dans la vue daugmenterla dureté des bois destinés aux constructions. Dansles deux cas, on choisit lépoque la sève est mon-tée à son plus haut degré déléjation, ce (jui arrivepour lordinaire , dans le chêne , vers la fin davrilet au commencement de mai. Lorsquon a pour ob-jet de se procurer de lécorce pour les tanneries, ouchoisit de jeunes arbres, depuis lâge de dix jusquàquinze ans, et quelquefois jusquà vingt et trenteans.

Les taillis de chêne parvenus à làge dêtre cou-pés, sont soumis à cette opération, lorsque les-gtemensou la volonté du propriétaire le permettent,dans les pays les besoins des tanneries donnentde la valeur à lécorce, et la main-dœuvre nestpas trop chère. Labatis sen fait immédiatementaprès que les arbres ont été dépouillés de leurécorce. Dans dautres cantons, on commence parabattre les arbres et on les écorce de suite , opéra-tion beaucoup plus longue et plus fatigante quedans le premier cas, mais qui ne peut avoir nucuninconvénient pour la touche, et pour laquelte lad-judicataire de la coupe na besoin daucune auto-risation.

La manière décoreer les bois, qui consiste à faireune incision circulaire au pied de larbre, et à la-battre dans le jour, est beaucoup moins nuisible quelorsquon ne procède à labatage que quelques joursaprès. Elle est recommandée par la décision déjà ci-tée, du 2^ mai 1820, concernant la forêt de You-vant. Y. Cètte décision au Recueil.

Lorsquon pratique lécorcement pour donner aubois plus de dureté, on choisit de grands arbres,qui sont arrivés au maximum de leur croissance ;on lés 'écôfée sur pied , dans toute la longueur de