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niens de l’écorcement, et je pense qu’on ne doit s’é-carter en aucune manière de l’ordonnalfçe, qui Te^tque les arbres soient abattus eir Mveriïët.àvçd leufécorce j mais si on veut améliorer lés hèrs , il fautles faire sécher à l’ombre après les avoir dégrossis,et suivre la méthode en usage dans quelques portsdemer, de les faire séjourner pendant quelques annéesdans le sable au bord de la mer, où l’eau salée leurcommunique la propriété de résister plus long-temps. Dans ce cas cependant, il faut encore les dé-pouiller de leur aubier avant leur immersion dans"le sable , parce qu’il en favoriserait la pourriture.
Il est fâcheux, sans doute, d’apprendre qu’uneopération qui avait donné tant d’espérance, et quidevait procurer une économie considérable dans laconsommation du bois, ne se trouve pas justifiéepar l’expérience; mais si les conséquences qu’on enavait tirées se trouvent réellement dénuées de jus-tesse , n’était-il pas important d'ert avertir, ne fût-ceque jionr engager à faire de nouvelles expériences?V. ,an surplus , l’article Pourriture, où nous ren-dons compte d’un nouvel ônvrage qui fait connaîtredes expériences dont les résultats ne seraient pasaussi contraires'à l’écorcemént que ceux dont nousvenons de parler.
ECORCHER, excoriàre. Dépouiller un aniinql |de sa peau. Ce mot s’emploie aussi pour dire enirporter, déchirer une partie de l’écorce d’un arbre.Les charrettes, en passant dans les ventes, écorchentles arbres, çe qui engage quelques agens à stipulerune indemnité dans les clauses particulières du ca-hier des charges.
ECOT. Tronc ou grosse branche d’arbre, dontla taillé n’est'pas droite et unie , èt où il reste deséclats saillaps.
Les adjudicataires sbnt tenus de faire couper lepbois sans les écuïsser ni éclater. ( Ord. de 1669,tit. XV, art. 42. ) '
ECUÏSSER. Eènî’ssér un arbre, c’est le faire écla-ter en l’abattdht, ’dè manière qu’une partie de cetarbre se trouve fe'ûduë dans sa longueur ; ce qui estdéfendu pàr l’art. .42 du tit. XV de l’ordonnance de1669.
ECUSSON , scutula. Petit morceau d’écorce dé-taché de quelque jet d’un arbré , et qui coutient unbouton nommé œil, lequel devient un bourgeon ense développant c’est avec ce morceau d’écorce qu’ongreffe les arbres fruitiers.
édit; édictum. C’est une loi que le prince faitpublier de son prppre mouvement, pour défendreoù ordonner quelque chose.
Lès édits étaient, cumjne les ordonnances , deslettres-patentes du grand-sceau, dont l’adresse étaità tous présens et à venir. Ils étaient.seulement da-tées du mois èt dç Éauoiée.
Les édits , étant signés dp roi, étaient visés parle chancelier, et ^celles du grand, sceau en cireverte, sur clés lpçs de soie rouge et verte.
Ou n’oÉsèrvait les édits que du jour qu’ils étaientenregistrés.
Il devait y avoir un registre au greffe de chaquemaîtrise, pour iusinuer tous les .édits.concernant lesforêts. ( Urd. de 1669, tit. VIII, art. 3.)
Aujourd'hui, tous les actes législatifs portent in-
Tome II.
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(Jistinctement le nom de loi. V., dans la Tablé duRecueil, vCTbb 'Tdit , les objets forestiers qui ont(Jtùmfîiiéu à dès édits,
EFFAÜTAGE. Rois iherrain de rebut.
EFFEUÏLLAISON. On donne mal à proposéenom à ld chute uàtaii'ellë des feuilles , qu’on doit ap-peler défeuillaison.
EFFEUILLER ouEFFANER, exfoliarc. { T. debot. ) Effeuiller une plante ou l’effaner, c’est la dé-pouiller dé ses Heurs : c’est pourquoi cffeuillaisonne doit pas être regardé comme synonyme de dé-feuillaison , qui signifie la chute naturelle desfeuilles.
On effeuille les mûriers pour nourrir le$ vers àsoie. Les cultivateurs effeuillent les arbres en au-tomne, pour nourrir leurs bestiaux pendant l’hiver ;dans quelques pays , on appelle cette opérationébrausser, comme qui dirait ôter le brout, ou ceque les animaux pourraient brouter.
Comme les plantes se nourrissent autant par leursfeuilles que par leurs racines , l’effeuillage est tou-jours une opération nuisiblé à la croissance' de l’ar-bre, sur-tout à la reproduction des branches et desfruits : aussi voit-on lés arbres dont les feuilles ontété mangées par les chenil les Tfe faire que de faibles[tousses, et rester stériles pendant deux ou trois ans.
L’effeuillage du printemps est le plus dangereux ,celui de l’automne l’est moins.
EFFLORESCENCE. ( T. de bot. ) Qui signifiepousser des fleurs.
EFFONDRER, cjfringere , synonyme de défoncer.(V. ce mot). C’est fouiller la terre à une certaineprofondeur, afin que les racines des arbres et desgrandes plantes y pénètrent plus aisément. On ditaussi effoncer ou défoncer un terrain.
Lorsque la terre est mauvaise, ori ue doit creuserque jusqu’à la distance d’un mètre ét demi au plus.Cette opération mêle les terres , ramène celles dedessus par-dessous, et lorsqu’on les a jetées dans lecreux , les racines trouvent une terre meuble, s’al-longent et se multiplient, enfin l’arbre prospère. Sila masse de terre du fond est trop mauvaise , on latransporte hors du champ, du jardin, de l’allée, etc.,et on lui en substitue de nouvelle et de meilleure.Les engrais sont nécessaires daiis ce cas; ils doiventcouvrir le fond de la fosse, sur une épaisseur de 5centim. ; on jette par-dessus de la bnnnè terre, jus-qu’à la hauteur à laquelle l’arbrè doit' être placé ;enfin on place l’arbre et on i&urpliLla fosse. Cesengrais , qui consistent en feuillages, terreau ou fu-mier, attirent les racines dans le fond , et les empê-chent de tracer horizontalement. En 'effondrant, ona la facilité de ménager lp pivot dé l’arbre que l’ondoit planter ; ce qui est très-important pour le suc -cès de la plantation.
EFFRITER. Effriter une terre , c’est l’épuiser,la rendre stérile. Les récoltes de céréales, tropmultipliées dans les terrains que l'on destine auxplantations dans les forêts , effritent la terre , sur-tout si on fait succéder le blé au blé, et si on n’al-terne pas les cultures, à . Succession, de culture.
EGAYER UN ARRRE. C’est le débarrasser desbranches surnuméraires, établir un équilibre parfaitentre elles , le palisser sans confusion; en un mot,
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