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environs de New-Yorck, annoncq le.retour du prin-temps par l’épanouissement de ses fleurs, qui a lieudu 10 au i 5 avril.Elles précèdent les feuilles de plusde quinze jours.
Les sommités de cet arbre, dont un grand nombrede pieds se trouvent toujours réunis dans les endroitsoù il croît naturellement, présentent un aspect assezremarquable lorsqu’ils sont couverts de fleurs et degraines d’un rouge foncé, dans un moment où lavégétation est généralement encore suspendue.
L’écorce de l’érable rouge, avant que l’arbre aitacquis de 23 à 3 o pieds de hauteur, est parfaite-ment lisse, parsemée de larges taches blanches ; maisensuite ; (dle>Lc u nit et se iendille comme celle duchêne. Etapa.<e£ arbre , comme dans tous ceux quicroissent dans des lieux humides, l’aubier est pro-portionnellement, plus considérable que le cœur, sitoutefois on. peut appeler de ce dernier nom l’espèced’étoile irrégulière qui occupe le centre des gros ar-bres , dont la couleur est brune, et dont les pointes,Ltnguçs de î , a et 3 pouces { 3 , 6 et 9 centim. ),s’enfoncent plu6 ou moins dans l’aubier.
Suivant M. Jlassenfratz, Le bois de l’érable rougepèse, étant sec , 44 livres par pied cube.
L’érable rouge , dit M. Michaux , offre un granddegré, d’intérêt sous le rapport des usages auxquelsspa bois est employé dans les art»} car, comparé àcelui d.e l’érabLe blanc y il a beaucoup plus de force,grain en est plus fin et plus serré ; ce qui faitqu’iL se. tourne facilement et qu’il est suscepti-ble de prendre us beau pctli, qui lui donne une ap-parence soyeuse ' et comme lustrée. 11 a de la soli-. dite,, et o» en lait en Amérique des quantités con-sidérables de «baises, dites de Windsor. On s’ensert aussvdanfj.la.f.ibrication *l es rouets ; on en fait/de* bois de selle, des jougs de boeuf, des pelles, des«ébiles ,,dfis. niontans de bois de lit, du plaqué etpr^fi.pglejrnont-des,montures de fusils de chasseuifihdoiCflTfthineC rj qui,Ù.la légèreté et à la beautéréunissent la solidité, notamment quand l’arbre\\t\qrt tierces montures est âgé et que sa tige, aulieu, d’étc® perpendiculaire, décrit des zigzags oudes-optl ulptkms ; disposition singulière, qui affectequelques individus et qui donne au bois travaillé etpftli, d^Si ions .dpdunjière alternativement clairs etqbsçurs^t.4’un effet,tfès-renjarquable.
. B ] Les Erajqaîs canadiens fabriquent du sucre avect Iq.sèv.o de cpt érable , auquel ils donnent le nom deirnciq,-comme dans l’espèce précédente, il enfacBlo-double d«,celle de l’ deersaccharinum , poure^obienir que pareille quantité,de sucre.
L’érable rouge ne parvient jamais à sa plus grandeü lgflQsseprl qHetdftps ^ts,«garais fertiles- M. Michaux(t peftse que,,bqep que «et,%rhre réussisse parfaitement-xéùiÊfaftcpjlÛÆy’g auçqq droità être introduit dans nosbpiRM’éÇt pas propreà de grands' tels le fliarmpnage et la charpente , et
nqù’U p£pirrd,p-è^'proDipfpmc 4 it lorsqu’il est exposé. aux afternatrye^ Àpjfa sécheresse et de l’humidité,d) . Qn çtiltiv%depuis.loçg*tep>ps l’érable rouge dansplusieurs jar. 4 è n f 4 ec enyiyçns,.de Part* î U y donne,- jd^tqium .^eiqpqces qui mûrissent avant
celles de l’érable blanc, et qui se sèment de même,
mêmes, et les arbres se
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placent dans f^a mèmes fieux,des jardins paysagers,il parait que les graines de cet arbjçç,ne, se conser-vent pas très-bien.par la stratification; car,.en ■.tüoy tune caisse de eps semences ainsi préparées, en-voyée à l’Administration, des forêts par M. Ali-chaux, qui explorait les forêts de l’Amérique sep-tentrionale, n’a donné.que très-peu de plants.
L’Erable a sucre (Y. la figure à VAtlas, PL XJ 11 )est l’espèce d’érable la plus intéressante de toutescelles qui croissent dans les Etats-Unis , par les pro-duits qu’on en retire; elle est désignée dans le payspar les différens noms de rock maple , érable des ro-chers; de /tard maple, érable dur; et de sugar ma-ple , érable à sucre.
Cet arbre est très-abondant entre les 43 e . et 46 e .degrés de latitude, intervalle qui comprend le Ca-nada , les provinces de la Nouvelle-Brunswick et dela IVouvelle-Ëcosse, les états de Yermont, de JSetv-Hampshire et le district du Maine , et il entre engrande proportion dans la composition des forêts deces contrées. Il est aussi très-abondant dans le Gé-nessée et dans la haute Pensylvanie , et en générall’érable à sucre qouvre une plus vaste étendue de ter-rains dans l’Amérique septentrional^ qu’aucune au-tre espèce du même genre. Les situations froides ethumides, mais dont le sol est fertile et montagneux,sont celles où cet arbre parait se plaire de préférence.
L’érable à sucre parvient quelquefois à 60 et80 pieds ( 23 et 27 mèt..). de haut sur une grosseurproportionnée ; mais le plus communément il nes’élève qu’à 5 o et 60pieds (iy et 20 mèt.) , sur undiamètre de 12 à j 8 pouces (36 à 5 o centim. ). Lesarbres bien venans ont une belle apparence et sonttrès-reconnaissables à leur écorce, qui est d’unegrande blancheur. Les feuilles, qui ont quelquefois5 pouces ( 14 centim.) de largeur, sont opposées lesunes aux autres , attachées sur de longs pétioles etdivisées en cinq lobes entiers et aigus, dout les deuxsupérieurs présentent deux découpures plus pro-fondes; elles sont lisses, d’un vert clair en dessus ,et glauques ou blanchâtres en dessous. A l’automue,immédiatement après les premières gelées, elles de-viennent rougeâtres ; enfin, à l’exception de la cou-leur glauque de leur surface inferieure, ces fetiillesont une très-grande ressemblance avec celles del 'acer platanoïdes.
Les fleurs sont petites, jaunâtres et suspenduespar des filets menus et flexibles ; les fruits mûrissenten automne.
Le bois de l’érable à sucre nouvellement débitéest blanc ; mais après avoir été travaillé et exposéquelque temps à fa lumière, il prend une çouJeurrosée ; le grain en est très-fin, très-serré, ce quilui donne une apparence soyeuse et comme lustréelorsqu’il a été poli- Il est assez pesant pt il a. beau-coup de force ; mais il manque de cette qualité siprécieuse dans le chêne, le châtaignier ,, etc., celled’être durable ; car , exposé aux alternativçs^de lasécheresse et del’humidtjté, il pourrit promptement,ce qui fait qu’il ne peufêtre employé dans Ies.gran-des çonstruc tiens cj viles, pumaritimes dont on veut as-surer la longue durée;,cependant onl’emploàft,, dansquelques contrée» où le chêne es| rare, pquyla^hpr-pente dos maison^prafes, et on s’en sert ^ prpfé-