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d’ut» rouge foncé. Cet arfrre est dWitjut?, ayant *esfleurs mâles et se* fleurs feméflei? placées snr despieds différées ; les unes et les autres sont fixéessur d’assez longs pédoncules; et krfstjUé teâ Semen-ces , qui sont ailées et de la même forme que cellesdés autres érables , sont arrivées 'h lefif maturité ,elles se présentent sous la forme de grappes lâches ,péndantes et longues de 6 à y pouces ( 16 à 19 cen-tim.).
C’est un arbre de la deuxième grandeur, et il estrare qu’il parvienne à 5 o pieds (16 mèt.‘) de hauteursut 20 p'ouces ( 6 déeim.) de diamèttè. Il sé r'amifiepromptement, et .ne forme pas une belle tige droiteet élevée comme lYrable à sucre et l’érable noir;son tronc est revêtu d’une écorce brune. La pro-portion de l’aubier au cœur est considérable , si cen’est dans les très-vieux arbres , alors celui-ci est en-tremêlé de veines roses et bleuâtres. Son grain estfin et très-seTré ; mais comme il est susceptible des’altérer très-promptement cpiand il est exposé auxinjùres de l’air', ou n’en fait aucun usage dans lepafs oû il est lè'yhis'éotnmun. C’est par erreur , ditM. Michaux-, qu’on a avancé que, dans les Etats-Unis , on fabriquait du sucre avec la sève de ceterable.
Il y a plus de cinquante ans que cet érable a étéintroduit en France par l’amiral La Galissonnière,et depuis cette époque il s’est répandu successive-ment en Allemagne , en Angleterre , où il est fortrecherché pour embellir les parcs et les jardins d’a-grément, soit à cause de la rapidité de sa végétation,soit sur-tout à cause de la beauté de son feuillage,qui est d’un vert clair et qui tranche agréablementavec celui des arbres à cêté desquels il se trouveplacé. Ses jeunes branches, qui sont aussi d’unebelle couleur verte , contribuent, encore au choixqu’on en fait ; elles servent aussi à le faire recon-naître dans le cours de l’hiver lorsque tous les ar-bres ont perdu leur feuillage.
M. Michaux pense qu’on a trop exagéré les avan-tages que le bois de l’érable negundo peut offrir auxarts; cependant il estime que cet arbre, cultivé entaillis et coupé tous les trois ou quatre ans, peutdonner de grands produits par ses seuls rejetons, quisont nombreux. La réussite en sera d’autant plusassurée , que ces plantations seront faites dans unsol profond, constamment frais et humide ; car bienqu’il paraisse prospérer pendant quelques annéesdans un terrain sec et médiocre , il finit par y dé-périr sensiblement.
L'Administration des forêts en a fait des semisassei considérables, de graines qu’elle avait obte-nues des environs de Lyon , et qui ont été seméeseu automne, pvécantion indispensable. Ces semisont donné' d’immenses quantités de plants, dontlà végétation a été étonnante, et qui ont été em-ployés à des plantations en massifs et en lignes; ce-pendant cei plantations ne valent pas celles de nosbelles èspèces d’érables, telles que le sycomore etl’ératblé-plane, qu’on ne peut assez multiplier danslès forêts.
•Je 11e terminerai pas cet article sans faire remar-quer que presque tous les érables fournissent unchauffage bien supérieur à cëlui qu’oti semblerait
dêvbir attendre d’un bois hlàne. Cela tierit sansdôutfe à la nature des sués propre^ qui rèni'plAsèntle tissu ligneux , comme dans les arbres rérittedki,dont le bois eSt également excellent poùt“lé fcfitfdf-fage. ’* • ;
ESCAUDE. Petite barque dont on se sert stir lesmarais et petites rivières. >
ESPARTS. On distingue dans les arsehaux lespièces de mâture en mâts, en martreairx en 'espartsdoubles et simples. Les plus petites piétés sont ran-gées dans la troisième classe. I1!3
ESPECE, du latin species, formé •àe$pécio\ jevois, j’envisage. -, urraoii
Histoire naturelle. —• La multitude ‘des’êttês ten-drait l’histoire naturelle incertaine'èti çorifuse, sil’on n’avait un fil pour se conduite dahs'Yet im-mense labyrinthe : on a donc imaginé le* mêthttdes.Ces distributions, en groupant lès êtres qui ontentre eux des rapports constans, servent à lés faireconnaître avec plus de facilité. On nomme fces diffé-rens groupes, classes, ordres , genr^i , ÈSpèceé / enpassant de la classe à l’ordre, de l’Ordre au genre ,on arrive facilement à l’espèce. ’ t
Botanique. — Les botanistes appellent èitpètè,chaque série d’individus qui se ressemblent telle-ment par toutes leurs parties et leurs gënératiohscomparées entre elles, que s’il existe quelque^diffé-rence, elle consiste seulement dans certaines affec-tions accidentelles, que la reproduction pat grainespeut faire disparaître. Ainsi cent plarites qui Ohftentre elles une telle ressemblance, sont tpütliîidl-vidus de la même espèce.
Mais lorsque le botaniste isole un individu d’unesérie spécifique, pour le comparer à d’aùtrèsritfdi-vidus également isolés d'autres séries, il ftùpKcjueaussilenom d'espèce à chaque individu, qui alors re»présente la série à laquelle il appartient» Par exem-ple , si on compare un peuplier d’Italie à up'jleù-plier noir, le premier représente tous ïék Individusqu’on appelle peupliers d’Italié , comme le sècéndest L’image de tous les peupliers noirs.
Les espèces qui ont le plus de rapports entre éïlessont réunies par groupes qu’on appelle genres. Ainsitoutes les espèces de peupliers forment un genre.
Chaque espèce , une fois rapportée à son genre ,a reçu deux noms : l’un , générique , qui lui êst com-mun avec toutes les espèces du même gerire; l’antre jspécifique, qui lui est particulier. Le premier e.stfondé sur les rapports que les espèces ont entre ellespar leurs parties essentielles; l’autre, au contraire,sur Les différences qu’elles présentent dans ‘dés par-ties ou par des qualités exceptées du caractère géné-rique comme moins valables. Un choix ét une dé-signation courte et précise de ces qualités différen-tielles, forment ce qu’on nomme caractère spêcfiqite.Exemples de ces noms pt dp ce caractère. t * Il> ’Chêne eédoncuué : feuillks glabres , (Amies ,oblongues,p^nnatfides, sinnées; lobes obtus ;glaAdsportés par de longs pédoncules. ' ' _
Le mot chêne est le nom générique, pédontéLéest le nom spécifique; la phrase qui suit chaque dé-nomination est le caractère spécifique. A . Botanique ,3 e . section.
Pratique. — Espèce est le fait ou le câs sur lequel