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Tome second.
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On. peut voir ^.l’article Cordage des bois, la so-lidité relative des autres espèces et qualités de boisde fente.

Quant aux rondins qu’on exploite pour bois dechauffage, JVL Hartig a trouvé les rapports suivausdans fa solidité et les vides pour une corde de12^1 pieds cubes de France ( >44 pieds cubes duRhin ) :

Solidité. Vitlts.

i®. Rondins de gros brins. 67 61

a 0 . Rondins de branches d’un

viènx tronc. 62 66

3 *; Rondins de taillis de vingt à

vingt-cinq ans. , . . . . 58 70

'4°. TCônclîns Je taillis de vingt-

cinq à, trente ans. 62 66

5 °. Rondins de taillis de trente àquarante ans- .. 67 61

Mais comme il n’a pas eu égard au nombre debûches composant chaque corde, et que d’ailleursles bols du même âge varient en grosseur, suivantlçs essences et les terrains, il est évident que cesdonnées ne sont qu’approximatives. Toutefois, ellespeuvent aider à faire une estimation.

' On a vu dans le tableau ci-dessus que la soliditéd’une corde de bois varie considérablement, suivantla grosseur et la forme des bûches dont elle estcomposée.

Elle vafie encore suivant la longueur dbs bûcjies , étant plus forte lorsque les bûches sont pluscburtès, parce qu’alors le bois se range mieux dans1$ corde. C’est au forestier à examiner oes circons-tances pour les apprécier dans ses estimations.

■ Mais le moyen le plus sûr de parvenir à connaîtredjins urie forêt le nombre de cordes que peut donnertelle ou telle espèce ou qualité de bois, d’après lesmesures qui y sont en usage , est de faire soi-mémed^s expériences lorsqu’on exploite les coupes. Pourcèteffét, on calcule la solidité d’une certaine quan-tité de bois, que l’on fait ensuite débiter en bois dechauffage d’après les dimensions d’usage ; on lesctorde, et l’on connaît ainsi combien il a fallu depîeds cubes en solidité pour remplir la corde. Ondoit répéter plusieurs fois ces expériences sur di-verses espèces et grosseurs de bois, et prendre lestermes moyens pour en former un tableau, qui ser-vira auxesti mations à. faire par la suite.

CSHAPÏTRE II. — dê-r’estimation des abbb.es a

« vue d’oeil.

Cette manière d’estimer les arbres est la plus ord naife, mais la plus incertaine. On doit, dans cetten éthôde , comparer les arbress qu’on a à estimerarec ççux dont on a précédemment calculé la solid té, pu qp’ojir réduits en cordes. Ainsi le forestierq li a çalcnlér-la splitji^é. d’un grand qqmbfe d’ar-b es, ou qui éna.çsXjmé beaucoup avant la coupe,el qui a eu soin de vérjijer ensuite ses estimations,sqra ç'ri, état de faire à yue d’œil une appréciation,qéi, sans être, d’une exactitude rigoureuse, sera, auinpins assez juste; mais sans cette expérience, ilsia souvent bien loin de la vérifé. Il est donc trèsimportant de calculer la solidité d’un grand nombred’arbres de tlifférentes dimensions, et de vérifier

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ses estimations dans les coupes après que les arbresont été débitésen bois de chauffage et mis en cordes.C’est le seul moyen d’acquérir l’habileté nécessairedans les appréciations .visuelles qui sont le plus enusage, sur-tout quand on n’a pas besoin d’une exac-titude rigoureuse, ou qu’il est impossible de cal-culer exactement la solidité des arbres.

CHAPITRE III. - DE LA MANIÈRE DE CALCULER

l’age des arbres.

Quand on veut estimer un canton de bois dont onne connaît pas l’aménagement, il est nécessaire des’assurer de l’âge du bois pour en apprécier lacroissance.

Le moyen le plus sûr consiste à faire abattreprès de terre un arbre de l’âge de la coupe, et àcompter les couches ligneuses, à partir du point cen-tral ou canal médullaire. Le nombre de ces couchesdonne le nombre, d’années de la croissance de l’ar-bre , parce qu’il s’en forme une chaque année.

Pour bien calculer ces couches, qui souvent sontfort étroites, il faut que la section soit bien unie ethumide. On les rend plus apparentes, si 011 enduitcette section avec un peu de terre , et qu’on la frotteensuite avec de la mousse ou de l’herbe. En usant dece moyen et en comptant les cercles avec une épin-gle, on connaît l’âge de l’arbre aussi exactement quepossible ; cependant on doit ajouter au nombre d’an-nées trouvé, un nombre proportionné à la hauteurde la souche sur laquelle reposait l’arbre , et ce der-nier nombre se calcule d’après le temps qu’il faut àchaque espèce de bois pour arriver à cette hauteurde la souche.

On connaît l’âge delà plupart des arbres résineux,tant qu’ils sont jeunes, par le nombre des verti-celles qui entourent leurs tiges ; mais ces verticellesdisparaissent dans les vieux arbres, et d’ailleurson 11e peut pas compter ceux de la cime. Il fautdonc encore avoir recours au calcul des couchesligneuses, comme le moyen le plus sûr. Quant auxarbres à feuilles caduques, qui donnent quelquefoisdeux couches annuelles, il faut avoir l’attention dene compter que celle d 'automne, qui est la plusforte et la plus apparente à l’œil, et de négligercelle du printemps, qui est peu sensible dans la plu-part des arbres.

CHAPITRE IV. — de l’estimation d’un canton

' DE BOIS EN MASSIF.

Cette estimation peut se faire de différentes ma-nières :

i°. Par le comptage et le cubage de tous lesarbres ;

2 0 . Par l’estimation rigoureuse des bois existantsur quelques arpens ou demi-hectares, et. F évalua-tion de toute l’étendue du canton d’après les résul-tats qu’on a obtenus sur les arpens estimés.

La première méthode est la plus sûre ; mais il y ades cas où la seconde doit être employée et mêmepréférée.