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de nouvelles pousses s’allongent •, il s’établit denouvelles couches de liber; les anciennes se chan-gent en aubier; enfin la vie végétale est dans toutesa vigueur. A cette époque, ainsi 'que'pendant le coursde l’été , tous les vaisseaux de L’arbre sont remplisde sève, et les parties déliées qui entrentdans la cons-titution de ces vaisseaux et des fibres, sont alors ex-trêmement délicates et souples; mais, dans l’hiver,l’accroissement de ces parties semble s’arrêter et êtreterminé. Il est donc certain que les parties ligneuses,qui, dans l’automne , ont terminé leur accroisse-ment , doivent avoir bien plus de solidité , et parconséquent de durée, que celles qui ne font que seformer pendant l’été, au moyen de substances flui-des. Comme, ici, il est permis de conclure de lapartie au tout, avec d’autant plus de raison, queJ’agent qui opère la destruction du bois (l’air avecle secours de l’humidité et de la chaleur), finit paren détruire la niasse totale, en désorganisant suc-cessivement toutes les parties qui la composent, jesuis persuadé que le. bois présente à cet agent unerésistance toujours proportionnée au plus ou moinsde perfection dans sa formation, c’est-à-dire que lebois aura plus ou moins de durée suivant qu’il seraplus ou moins formé.
» Comme je suis aussi dans l’opinion que lesnouvelles couches de bois formées pendant l’étéprennent de la consistance pendant l’hiver, je penseque la plus longue durée possible sera le partage desbois qu’on ne coupera que sur la fin de l’hiver.
» Cette époque dépend de la température, ellepeut être fixée ici ( à Rostock , dans le Mecklem-bourg) vers la fin de janvier et le commencementde février; ordinairement la chaleur commence à sefaire sentir dans les derniers jours de février, et àagir sur la sève.
» Si on voulait prolonger la durée des coupes ,ce qu’on est obligé de faire quand on n’a pas assezd’ouvriers dans les forêts d’une certaine étendue, ilfaudrait alors suivre l’indication de la nature , enn’abattant que les arbres non encore en feuilles.
» Des expériences multipliées , que j’ai faitesdans des réparations de bàtimens avec des bois cou-pés en sève , m’ont appris depuis long-temps que cesbois, tant ceux à feuilles que ceux résineux, sontd’un très-mauvais usage et d’une très-courte duréelorsqu’ils sont exposés à l’air.
L’examen des parties extérieures du bois faitapercevoir une différence notable entre celui qui estcoupé en hiver et celui coupé en été : ce dernier ales pores plus ouverts; il est plus spongieux, et sipn le fait sécher il devient plus léger, il se tour-mente davantage, l’aubier se gerce, les couches del’année sont plus larges , et il est plutôt attaqué parles vers que le bois coupé en hiver.
jt.Das^.les bris résineux, qui cependant conser-vent leurs feuilles pendant l’hiver, à l’exception dumélgae, ou remarqua aussi uu changement sensiblequant àiafluidité de lasève. La partie aqueuse sembledisparaître pendant l’hiver et se convertir en résine.. » .Quant à la qualité des bçijs.pourle chauffage ,M. Hartig a constaté par se* expériences que ceuxqui étaient coupés en, hiver donnaient beaucoupplusde jchaleuï, ducajept bien plus long-temps âù feu ,
et fournissaient un meilleur charbon que ceux cou-pés en sève.
33 Pour les constructions dans l’eau et sous terre,on emploie ordinairement, sur-tout en bois rési-neux^ celui qui a été coupé en été, et l’on pense-qu’il dure plus long-temps : c’est l’opinion queÂI. Klippstein, maître des forêts à Hohenzoim, aémise en ces termes dans l 'Indicateur de l’Empire ,de 180o, n°. 262 :
« Tous les bois qu’on emploie étant secs à des» constructions dans des endroits humides , et par-oi ticulièrement dans l’eau, admettent 'dans leurs33 vaisseaux séveux, qui se trouvent alors ouvert)».,
33 des fluides étrangers; et comme leur propre sève33 a beaucoup moins d’effet sur la détérioration dLos bois que ces fluides étrangers, il en.iréBulte luh nécessité de couper en sève les bois qu 7 on destine33 à cet usage et de les employer de suite. x>
» Je ne puis admettre Cette opinion, car je croisque la sève fluide, qui de sa nature est mucila-gi-neuse, se corrompt bien plus vite et détériore bienplus promptement les parties délicates qui commen-cent à se former en bois, que l’eau pure qui s’in-troduit dans les parties solides du bois coupé en hi-ver; cependant je pense qu’il est nécessaire de dé-grossir de suite le bois qu’011 coupe on hiver , et dele plonger dans l’eau, pour éviter qu’il ne soit des-séché par l’air, que je regarde comme l’agent de ladestruction du bois. Si on observe cette pratique, etsi on plonge dans l’eau le bois coupé en hiver, jesuis persuadé qu’il durera plus long-temps que s’ileût été coupé en sève. En général, le bois qui a étéprivé de l’air et jeté dans l’eau est d’une durée siconsidérable, qu’il est difficile de faire sur la com-paraison dont il s’agit des expériences et des recher-ches exactes.
33 D’après tout ce qui vient d’être dit, je demeureconvaincu que le bois coupé en hiver aura une du-rée beaucoup plus considérable que celui que l’oncoupera en été, au printemps ou eu automne.d
33 Les bois de marine , pour lesquels on 11’emploieque des arbres, doivent donc indispensablement' secouper en hiver, sans en excepter les chênes, qu’onabat ordinairement dans le mois de mai pour seprocurer du tan , parce que l’avantage de ce pro-duit, si considérable qu’il soit, ne peut, à mon avis,balancer la perte en qualité que le bois de cons-truction éprouve de l’abatage en temps de sève. Iln’en est pas de même des chênes qülon destine à,êtreemployés comme bois de cordera faire des pieux etautres choses semblables, on pqut, dans ce'cas, lesabattre en sève pour en -tirer , 1 e tan , qui est'.uniproduit d’autant plus important, qu’on n’a pas demoyen de le remplacer ; mais cette considération nepeut déterminer â abattre dans aucune autre saisonque l’hiver les bois destinés aux constructions et auxréparations d.es vaisseaux, quiy étant très-coûteuses,exigent qu’on y emploie le* boit- dp la. plus-longueduree,» -lii-u'l mp U(
Un auteur anonyme allemand , qui a rédigé yen1808, un mémoire en réponse à celai de M. Becker,sur la manière de-former des bois-propres ù. la ma-rine , a partagé entiè*ement,ljopinitui deicolui-ci surles inconvénieas de couper les.bois en.sève, et il y