EXP
106
Chapitrée Hci-r-r JJel’cxploitation d'rtne futaie'de. hêtre \ en-bon état, et-nanvttnahhemnplgatnie, qu^dn. \tetet repeupler.dlune,in.snièrse complète-parlaréèklsvm.enocm.ent naturel -ex meme, e&itvtcâ panda* t-jaii durée de l’exploitation, j ,et des*-pilacdléej à* em-ployer ensuite pour le/ traitement de-lapeune. forêtet son éducation jusqu’à la révolution d’uiw nou-velle^ exploitation, lijini-i,
' q ü'r 1 îo!
L<jrsqu.’iLs’agit d’expiqitor, eu "plusieorsannées,une futaie de hêtre d’une étendue considérable, eid’en procurer le repeuplement pendant la duréed& l’ exploitation, au moyen de l’ensemence ment na-turel , on doit procéder à l 'exploitation de manièreà ce que la coupe soit abritée du côté de l’ouest parune partie de bois non exploitée, afin que les centsqui soufflent avec violence 1 de ce côté, ne puissentrenverser les arbres destinés à opérer l’ensemence-ment. Indépendamment de cette précaution, il y ad’autres règles générales à observer; savoir, de com-mencer la coupe par la partie de la forêt où l’acctois-sement est le plus ralenti , de l’asseoir de manièreà ce que le transport des bois ne se fasse point à tra-verc le jeune recru, mais bien par la partie non ex-ploitée de la forêt, et de manière aussi à ne pas fer-mer le chemin aux bestiaux qui devraient pacagerdans la partie non mise en coupe;
Si la forêt-est située sur une montagne tellementescarpée ou sur une pente tellement rapide, quel’enlèvement du bois ne puisse se faire qu’en le fai-sant glisser ou traîner dans la vallée pour y êtreconverti en charbon, ou être transporté ailleurs, ilfaut, dans ce cas, commencer l ’exploitation par lapartie supérieure de la montagne, et laisser iatactela partie inférieure jusqu’à ce que la première soit"exploitée et repeuplée c autrement, et si on mettaiten exploitation toute la montagne à-la-fois, depuisle haut jusqu’en bas, le passage des bois, en descen-dant, détruirait le recru de la partie inférieure.
Après avoir ainsi arrêté le point où l'exploita-tion doit commencer, et observé les règles générales,qui, au surplus, ne sont pas toujours les mêmes,on procède, en automne, à la marque des arbres quidoivent être abattus, pour mettre la forêt dans l’é-tat .qui puisse remplir les conditions indiquées dansle chapitre précédent.
Mais afin de pouvoir d’autant mieux juger de l’é-tat réel du canton qu’on veut mettre en exploita-tion, on doit laire couper d’abord et très-près deterre les broussailles et les menus brins étouffés quipourraient se trouver sous les arbres ; ensuite onmarque à la racine avec le marteau, et de trois Ha-ches à 1a tige, sur autant de côtés, les arbres qui doi-vent être.abattus, en ayant le plus grand soin de ne^désigner.ainsi pour être abattu qu’un nombre d’ar-bres inique, ceux qui resteront et qu’on a dû chei-sir parmi les plus beaux et les plus forts, puissent,après ^exploitation, presque se toucher par l’extré-mité de leurs branches.
Mais lorsque le climat est très-rigoureux, ou quela coupe est très-exposée à l’ardeur du soleil, ouenfin, qu’on a l’expérience que dans ce canton lesherbes et Lee plantes nuisible», notammCntle» fram-boisiers, les genêts, les ronces, la btuyère , le fou-
EXP
'gère, le» mytti^l^s^foc., e^c., poussent avec abon-dance dans lesicoupes un peu claires,, il /eut ^(orsque &s extrémités des branches des, arbres restonsse touchent, les unes les autres. Cette première-coupese nomme coupe sombre ou coupe d’enfemenca-ment, coupe serrée; en allemand , dunbsl pu pbe-saamungs-schlag. q, • , 1( .
Ces dénominations expriment très-bien l’état dela coupe après ce premier abatis , et l’objet de cetteopération : en-effet, la coupe présente un ombrageépais qu’on peuh appeler sombre, et le but d’ùnetvileexploitation est le réensemencement de | J a partiemise en exploitation.
On n’admet d’exception à la.règle qui yientd’étre[rosée relativement au rapprochement des, arbres res-tans, que dans le cas où il existerait, déjà .beaucoupde semences sur Lesol, ou une grande quantité dejeunes plants de hêtre bien venais : alors la coupedoit être plus claire, et il suffit qpe les extrémitésdes branches soient rapprochées à une distance de6 ou b pieds-; mais, dons tous les autres cas, il faut,autant que possible, qu’au moins la coupe soit danscet état serré qui permette aux exUémités des bran-ches d’être presque en contact (1).
La coupe étant ainsi marquée, les bûcherons sedivisent par sections de trois ou de six hommes, etl’on partage la epupç pa autant de partions à-peu-près qu’il y a de sections d'ouvriers, Ce*» portionsde coupes , qui doivent, dans les terraius en pente,se diriger de bas,en haut, sont marqué®^PA r ide» ja-lons enfoncés en terra et numérotés. Alors pki tireau sort pour dé terminer, dans que/prd^ les sectionsde bûcherons doivent se faire, çt lorsque cela estfait et qu’on a donné à ces ouvriers communicationdes instructions qulils doivent observer, ou com-mence la coupe, ei) allant de bas-en haut lorsquele terrain est, en, peate- UI
Pendant toupie temple \ exploitation, le gardevisite la coupe journellement , et,U" veille à ce queles bûcherons ne coupent ni n’endommt^ent aucundes arbres non marqués; à ce que les autres-soientabattus aussi près de terre que possible} à ce quetous les bois de quartier soient débités à la scie ,pour leur donner la longueur de bûche nécessaire ;à ce que les bûches soient coupées conformémentaux réglemens, et que les bois ne soient fendus nitrop gros ni trop menus; que Les cordes de boissoient faites d’après les mesures prescrites, le boisconvenablement cordé, et les ramilles mises en or-dre ; à ce que ces bûcherons ne fassent, pas trop detèu et ne compromettent pas. la sûreté de la forêt, etqu'ils n’emploient pour le feu que des copeaux , desramassis de bois , pu, dans le hesoin, des ramilles,et en général à ce qu’ils, se conforment à leurs ins-tructions (2h,, .tnggsijdsl-
Lorsque |tPUt lqbois marqué est coupé et débité,le garde, facastie* m’occupe Re numéroter les diversassortiment,;et,après la .vérification faite par sonchef et la destination, donnée aux bois, il doit veilleràiCe que le transport js’en fasse ,1e plus tôt possible
(;) Quoiqu’on pe nyissc préciser le nombre îles arbres (flniseront ainsi réserves j phiiièiirs calculs ont fait connaîtrequ’il èfaié àssKï drtKbiirénrién'bUé'tSoû r6b par hectare. _
fa) £0 AUetnagsej, "ce sont Its-ageaaqut font exploiter.