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EXP
La quatrième éclaircie a lieu à 100 ans. Ellelaisse de 600 à 1000 baliveaux par hectare. C’estla plus facile , puisque le nombre des arbres à mar-quer , soit pour être abattus , soit pour être réser-vés, est encore moins considérable que dans la pré-cédente.
A 120 ans, on procède à la coupe dite de réen-semencement, dans laquelle on ne laisse que i 5 o à160 baliveaux par hectare. C’est cette opération quidistingue particulièrement le système de M. Har-tig, et qui lui donne tant d’avantages sur ceux quiont été proposés en France . Elle est destinée à pro-curer le repeuplement naturel de la coupe par lessemences des arbres réservés. Elle exige sans doutede l’attention comme toutes celles qui composentle savant système des éclaircies ; mais un forestierintelligent et zélé saura surmonter toutes les diffi-cultés.
Dans la coupe secondaire ou coupe claire , qui alieu quelques années après, c’est-à-dire, lorsque lacoupe se trouve couverte de jeunes plants de 8 à12 pouces de haut, on ne réserve que 5 o arbres parhectare , pour achever le repeuplement dans les en-droits où il serait incomplet.
11 arrive aussi quelquefois qu’on est obligé defaire une seconde coupe claire avant de procéder àla coupe définitive , parce que le terrain n’est pasassez fourni de plants.
Enfin , on procède à la coupe définitive lorsquel’ensemencement est complet, ce qui a lieu ordi-nairement 9 à 10 ans après la coupe sombre ou deréensemencement. S’il se trouve alors quelques en-droits qui n’aient pu être repeuplés naturellement,on y supplée par des semis artificiels.
On voit qu’à l’exception de la première éclaircie,toutes les opérations s’exécuteront assez facilement,et que si cette première éclaircie se fait par écono-mie, tout le système peut marcher.
Mais , nous le répétons avec M. Hartig, on nedoit jamais forcer les éclaircies , ni trop les réduire.11 y a un juste milieu à observer , sans quoi lemai serait plus grand que le bien qu’on voudraitopérer.
Enfin, il y a plusieurs sortes de forêts où les rè-gles ci-dessus doiventêtre modifiées d’après un grandnombre de circonstances expliquées dans les chapi-tres que nous avons traduits.
5 °. Il est très-avantageux de procurer de l’airaux futaies exploitées d’après l’ordonnance, enles perçant de routes, de chemins et d’allées. Leproduit en bois , loin d’être moindre, sera plusconsidérable , et on se sera ménagé d’ailleurs desmoyens d’arrêter les incendies , d’exécuter les dé-bardages , etc. , etc. Les bordures dont nous avonsparlé produisent beaucoup de bois de marine , soitque les futaies s’exploitent par éclaircies ou parcontenance , suivant l’ordonnance. On peut aussiintroduire dans quelques futaies les coupes alter-natives qui présentent l’avantage de favoriser laproduction des bois de marine, de prévenir les cha-blis , et de procurer une partie des bons effets du sys-tème des éclaircies sans en avoir les inconréniens.
EXP
III. Des futaies d’arbres résineux et de
LEUR EXPLOITATION.
Première Partie. — Recherches sur les différentmodes d’exploitation usités ou proposés pour lesforêts d’arbres résineux.
Chapitre 1 er . — Observations préliminaires.
Il existe en France des forêts assez étendues ,qui sont composées de pins, sapins, épicéas'et mé-lèzes, soit purs, soit mêlés avec les hêtres et leschênes. Ces forêts ont éprouvé , comme toutes lesautres, et peut-être plus que les autres , des réduc-tions considérables dans leur étendue et dans leursproduits en nature, par suite des aliénations , desexploitations vicieuses, et des abus qui, en général,ont porté atteinte au sol forestier avant et pendantla révolution.
En ce moment (1824) , la contenance totale desforêts de ce genre, soit royales , soit communales ,est encore d’environ 55 o,ooo hectares. Voici lesdépartemens où elles sont situées , et le nombreapproximatif d’hectares que chaque départementcontient.
hectares.
Ariège. i 6 , 5 oo
Corse. 9)700
Loire (Haute-). 750
Morbihan. 170
Pyrénées ( Basses-).. 4 0 ! 000
Pyrénées (Hautes-).. 10,000Pyrénées (orient.)... 16,000
Vàr. 18,000
Beaucoup de mélèzes.Beaucoup de mélèzeset de pins suffis.
Pin et chêne kermès.
548,100
Dans cette masse , il y a trois cinquièmes debois communaux , c’est-à-dire , environ 3 oo.ooohectares.
Nul doute que l’étendue de nos forêts résinen-