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Tome second.
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son assertion aucune conséquence pour combattrele jardinage de ces sortes forêts.

M. dei’erthuis, qui, suivant mon opinion, ostl’au-teur français qui connaissait le mieux les exploita-tions, et qui , par ses seules observations, est arrivéà fonder une méthode très-rapprochée de celle quel’expérience avait consacrée en Allemagne , s’estprononcé contre l’exploitation par jardinage des boisrésineux. Il reproche à cette manière de couper lesbois des inconvéniens réels , dont je ferai mentionlorsque je récapitulerai les vices de cette mauvaiseméthode. Cependant, comme cet auteur avait moinspratiqué les forêts résineuses que celles des bois àfeuilles, il dit qu’il n’a pas, sur le régime de ces fo-rêts , la même expérience , et qu’il ne présente passon opinion avec la même assurance que sur l’amé-nagement des autres espèces de forêts. La méthodequ’il propose, consiste à soumettre les bois résineuxà un aménagement périodique comme les autresbois; à laisser par arpent , à chaque coupe , 24 ba-liveaux choisis parmi les jets les plus faibles, afinqne les baliveaux 11e soient pas dans un trop grandétat de dépérissement à la coupe suivante ; à inter-dite l’enlèvement des graines , 2 ans avant et 2 ansaprès chaque coupe 5 à ne laisser entrer les bes-tiaux dans les forêts résineuses , en aucun temps etsous aucun prétexte ; à fixer l’aménagement des mé-lèaes et des sapins à 100 ans , et celui des pins àôo ans, parce que c’est à ces âges qu’il les regardecomme susceptibles des plus grands produits.

Cette exploitation ne pourrait recevoir d’appli-cation qu’autant qu’il s’agirait de forêts d’épicéas ;que les coupes se feraient par bandes étroites pourêtre repeuplées par les semences du massif restant,et qu’elles seraient dirigées de manière à prévenirles ravages des vents dominans ; car on ne pourraitguère espérer que les 24 baliveaux par arpentque M; de Perthuis conseille de réserver parmi lesjets les plus faibles, puissent aiderau repeuplement,^puisqu’ils seraient trop jeunes ; que d’ailleurs l’é-picéa n’ayant que des racines latérales, ces réservesseraient bientôt renversées par les vents. Cette mé-thode est donc incomplète, même pour l’épicéa.

M. de Perthuis ne la donnait pas non plus com-me la meilleure possible, il avait reconnu lesvices de l’exploitation par jardinage des forêts ré-sineuses , et il émettait plutôt le voeu qu’elle fûtchangée , qu’une opinion positive sur le mode à ysubstituer.

M. Dumont rappelle, dans son Dictionnaireforestier, que la coupe des sapins se fait quand unepartie des arbres commencent à mûrir par la cime ;qu’elle s’exécute en jardinant et en commençantl’exploitation du côté du levant, afin que les Lisiè-res de l’ouest et du nord-ouest puissent garantir lafutaie? mais 1 que cette exploitation n’a pas lieu encoupes réglées, comme pour les autres arbres.Cependant , ajoute-t-il , quelques expériences fontpenser -qu’il ne serait pas impossible que des por-tions de forêts coupées à blanc se repeuplassentpar les semis naturels des graines tombées des an-eiéès arbres.

Pour que les coupes à blanc puissent se repeu-pler , il faudrait la réunion de toutes les circons-

tances dont nous venons de parler, et encore ce re-peuplement sérail bien incertain, Il parait qu’euAllemagne on avait d’abord remplacé 1 exploitation^en jardinant des forêts résineuses par la coupe L ^blanc, mais que les mauvais effets de ces coupes lesont fait promptement abandonner pour toutes lesespèces résineuses,à l’exception pourtant del’épicéa,que l’on exploite encore à blanc dans quelques paysfcen prenant lesdiquées.

U exploitation à blanc a été virément ’ert In-justement combattue,par M. Bosc,'dans«on excel-lent article Sut- le genre' sapin , du nouveau Coursd’agriculture, et ce naturaliste a pen9é que Vexploi-tation en jardinant était préférable. Nul doute quetout vicieux que soit le jardinage des. forêts rési-neuses , il ne soit encore préférable aux coupesblanches $, mais ces deux modes doivent faire placeaux coupes périodiques paréclajrcie, dont la supé-riorité à tous égards sera démontrée dans le para-graphe suivant. Enfin, M. Dralet, qui n’avait aussicomparé que les deux premières méthodes, s’estpro-noncé en faveur de Vexploitation en jardinant, etil a proposé , dans un projet de loi sur l’améuage-ment des forêts , de ne permettre que ce seul modeJ 'exploitation pour les bois résineux , en citant àl’appui de sa proposition les bons eftets de cette ex-ploitation dans la foret de Belesta, située dans: ledépartement de l’Ariège .

Telles sont les düférentes opinions de nos au-teurs sur Vexploitation des forêts d’arbres résineux.On voit que la plupart avaient conseillé les éclair-cies, comme le moyen le plus avantageux d’éleverdes futaies. Quant à ceux qui ont paru adopter laméthode du jardinage, ils se sont fondés sur ceque les arbres résineux 11e se reproduisant que degraines, et sur ce qu’étant d’ailleurs sujets à êtrerenversés par les vents , on ne pouvait lçs exploi-ter par contenance, ni faire dans les coupes des.ré-serves de baliveaux. Ces motifs sont réels , et il n’ya point de doute que les exploitations à tire et aire,telles qu’elles se font dans nos bois à feuilles, nesoient impraticables dans les forêts résineuses ; maisde ce que ces exploitations doivent en être pros-crites, il ne suit pas qu’on ne puisse les exploiter au-trement qu’en jardinant. En effet, s’il existe desforêts où il soit particulièrement utile de mettre enpratique le système des éclaircies, ce sont sans con-tredit celles des bois résineux. On n’objectera paspour celles-ci la multiplicité des coupes qu’exigentles éclaircies périodiques, puisque par le jardinageces coupes sont bien plus multipliées. On n’objec-tera pas non plus la difficulté de la surveillance,puisqu’elle sera encore plus facile que dausl’earp&jrfa-üon par jardinage. Nous le répétons donc , ç’est paréclairciçs, expurgades , et en faisant l’juversÇjdujardinage, qu’il faut traiter les forêts de pins, sa-pins et mélèzes, c’est-à-dire qu’au lieu d’y couper-,chaque année, les plus forts arbres sur toute leur sur-face , il faut les diviser par coupes , soumettre cescoupes à des éclaircies périodiques, dans lesquelleson enlèvera les bois étouffés , morts ou languissans,et ensuite à des exploitations conduites (le manièred favoriser le repeuplement naturci. . ?.

précautions que nous avons déjà in-

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