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Chapitre VI. — Des forêts de pin sanvagefi).
De la manière, de conduit^ le fforêts dhpjp fauvpge-
pouf en obtenir le repeuplement par l’ensemence-ment naturel-
Le traitement des-forêts de pin saurage ne dif-fère de celui-que noua venons d’iiutoquer pour lèsforêts de sapins -communs et d’épitéaS, qu’en cé quela coupe d’ensemencement doit être uir peu pinsclaire, et qu’il doit y avoi'rtin SSpaCb de iO à i 2 pfeds|de la pointe des branches dhin arbre à relies : dèl’antro. Cet état clair dola cuupe d’ensemencementest nécessaire, parte qiie-les'jeunes pins’aimentmoins l’ombre et s’en accommodent moins bien queles jeunes sapins et épicéas.
Ainsi, dans les forêts de pin sauvage on établitla coupe d’ensemencement comme nous venons dele dire ç on enlève de la coupe les souches des ar-bres abattus et tout le reste du bois coupé-avant lachute des semences , et aussitôt qu’elle a eu lieu, onfuit gratter toute la surface du'terrain avec des bour-rées d’épinesou une lieuse à dents de fer: alorson met la coupe en défends, et lorsque le repeu-plement est complet et que les jeunes plants ontatteint de 6 à 12 pouces de haut, on enlève-en uneseule fois , et autant que possible lorsque la terre estcouverte de neige , tous les arbres à semences qu’onavait réservés lors de la coupe d'ensemencement: Sion différait plus Long-temps l’enlèrvement de ces 1arbres, il arriverait que les jeunes plants do pinsauvage , qui croissent très-vite , deviendraient tropforts, et que, comme ils sont très-cassans , ils au-raient beaucoup à souffrir de la chute de ces arbres,de leur exploitation et de leur, transport, ou bienque la coupe étant trop ombragée, ils dépériraientet mourraient en grande partie, notamment sous lesarbres.
Du- reste, la jeune forêt de pin sauvage se con-duit par ht suite d’après- les règles que nous avonsdonnées pour le sapin commun et l’épicéa ; cepen-dant comme le pin sauvage-croît beaucoup plus vitedans sa jeunesse que ces dernières espèces, on pourray faire la première éclaircie dès la vingt-cinquièmeou. la trentième année, si, comme cela est assez or-dinaire dans les bons terrains , la jeune forêt a ac-quis la force déterminée dans le chapitre IV , et sid’ailjçurs elle présente déjà beaucoup de perchesétouffées ou tonî-à-fait mortes.
Il parait-, d’après ce que dit M. de Burgsdorf,qu’en Prusse on a adopté pour base de l’aménage-ment des.forêfs Je pins, l’àge de cent quarante ans,afin d’avoir de beaux arbres pour les constructionset les grands-ouvrages. On divise donc ces forêts encent quarante parties, lorsque leur étendue perte etcette ,divi$io** 4 mais comme la coupe sombre n’en Tlève.qu’uup partie des.arbres sur ladivision mise enexploitation, il en résulte qu’on est pbfigé , -pouravoir la quantité de bois nécessaire aux besoins del’année, d’entamer plusieurs coupes à-la-fois. Cetattisât conseille d’en entamer trois pour les forêts
/l) Le pjn sauvage est connu aussi sous les noms (le pinùlvestre, Ce pip suisse et (le pin de Genfue , pinus .sykei-tris ( Lin. ). , :
Tomf. II.
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de.pins sauvagesf et de ne prendre sur la totalité de-ces trois eoupes que la quantité de bois qu’on auraitobtenue sué une seule qu’on e&tahattueàbiancéitoc :c’est donc la tiers des arbres existant sur ces'troiscoupes qu’il conseille d’exploiter la première année,ün continue l’année suivante d’exploiter darts' la-même proportion, tant sur les trois coupes susditesque sur une nouvelle coupe annuelle qu’on y ajoute.
Mais te n’est pas là tout-à-lait la leçon deM. .Hartig, qui-ne conseille que deux coupes stfrchaque division de la forêt ; savoir, la coupe som-bre, et après le repeuplement la coupe définitiveen nne seulefois ; cependant on n’en sera pas moinsobligé d’entamer plusiers coupes à-la-fois, vu la. né-cessité d’attendre, polir faire la coupe définitive,que l’ensemencement soit complet, et que les plantsaient de 6 à 12 pouces de haut. V., au mot Aména-gement, ce que j’ai rapporté sur la manière d’amé-nager les futaies exploitées par éclaircie.
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Chapitre VII. — r De l’exploitation des forêts demélèze , pinus larix. fLim^ • ' >b
La conduite des forêts de mélèze ne diffère en riende celle des forêts de pin sauvage, dont pou? venonsde parler.
Chapitre VIII. — De l’exploitation des forêts depin cepibro , pinus cembra^i). ,
Comme Içs forêts de pin çenibn? ne «e trouventque sur les très-hautes montagnes, que les semencesfort grosses tombent directement sous l’arbre, etque , dans des climats,froids, les jeunes plants,ontbesoin d’abris , je conseillerai d’appliquer à ces fo-rêts le mode d 'exploitation que j’ai indiqué pour lesforêts de sapin commun.
Chajpitre IX. — De F exploitation des forées de.pinmaritime (2).
M. Hartig n’a point parlé de l ’exploitation desforêts de pin maritime, parce que cette espèce necroît point'en Allemagne , ni même dans le nord dela France ; mais il n’y à point de dpijte qu’on nepuisse l’exploiter d’après les règles que notre auteura données pour le sapin commun, paTce que lésgraines du pin de Bordeaux, étant à-peu-près'dvmême poids que celles du sapin , ne s’écartent pasdavantage en tombant, et que , d’un autre côté, lepjeunes ptants de ces deux espèces ont également be-soin d’ombre- Ainsi, il y aura les mêmes distancesà observer entre les arbres à réserver lors de là couped’ensemencement, et les mêmes précautions à pren-dre pour exécuter les coupes secondaires ; jjiaiscomme lé pin de Bordeaux croît très-vite, il fau-dra. y faire les éclaircies à des époques plus rap-prochées.
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Çq) Cet arbre, qui croit sur les montagnes de la Suisse ,sur celles (lu riaujihinè, du 'l'yroi, dés Alpes, de la Savoie etc,, etc., ost . connu aussi sous les noms de pia à cinqfeuille* 1 (le pin alvier. ,4e opiu/c , de tinier. •
; (fo-üu pin de Bordeaux, ou pin d" Maine , ou grand pin,ou pin pinastre, pinus maritime. ( Willd. ).
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