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Tome second.
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dans ce! état jusqu’à ce qu’elle soit couverte 4e jeu-ne? plants , et qu’ils aient atteint la hauteur de 9 à 18pouces; à cet âge, ils sont assez fprts pour avoir be-soin de plus d’air et de chaleur ; il fayt alors enleverune partie des arbres réservés : cette seconde ex-ploitation s’appelle coupe claire,- Son but est dedonner de l’air aux jeunes rcc.ru? en éclaircissantles arbres anciens : on l’appelle aussi coupe secortrdaire.

Nous avons dit que cette coupe secondaire ne de-vait enlever qu’une partie, des arbres réservés dansLa coupe d’ensemencement; onen conserve encore unde vingt en vingt pas environ , soit pour achever leréensemencement des places qui ne seraient passuffisamment couvertes de reçrus, soit pour ne paspriver entièrement et tout-à-coup ces jeunes plantesde l’ombragé nécessaire à leur première enfance.

Enfin, lorsque les recrus on,t atteint la hauteurde 2, 3 ou 4 pieds , et pris assex de force pour qu’iln’y ait plus de danger à les exposer entièrement auxplus grands froids et à toute l’ardeur du soleil , onprocède à une troisième exploitation , dont le butest d’enlever ou la totalité ou la très-grande partiedes arbres réservés dans la coupe d’ensemencementou dans la coupe secondaire. Ce sont les circons-tances locales qui doivent décider s’il convient d’a-battre la totalité , ou bien de conserver par hectareJO ou 12 de ces arbres anciens , qui resteront alorsjusqu’à la révolution suivante, déterminée, suivantles localités, à go, 10.0 ou 120 ans. Cette troisièmeexploitation, si elle est la dernière, s’appelle coupe■finale ou coupe définitive.

Nous disons si elle est la dernière. En effet, il est àobserver que, dans la pratique, le réensemencementest quelquefois si incomplet après la coupe d’ense-inencement, et même après la coupe secondaire,qu’on ne peut procéder à la coupe finale qu’aprèsavoir fait une seconde coupe claire : ainsi, la coupefinale n’est que la troisième ou la quatrième des opé-rations forestières qui ont successivement porté surla première division ou première coupe de la futaie;ainsi, entre la coupe d’ensemencement et la coupefinale, il a fallu quelquefois laisser écouler un es-pace de 6 à 8 ans, suivant que les années ont étéplus ou moins riches en semences.

Enfin, après cette coupe finale, nous voilà par-venus à couvrir notre terrain de jeunes brins desemence et destinés à former, à leur tour, unefutaie de hêtres.

Lorsque le réensemencement a été bien conduit,ce jeune recru est quelquefois si épais qu’il forme unmassif impénétrable. Cet état serré des jeunes plantsest une des premières conditions sans lesquelles on11e peut espérer qu’ils donneront un jour une futaied'arbres sains , droits et élancés.

Dans cette première enfance et jusqu’à l’àge de i5ou 20 ans , ils n’ont besoin que des soins de con-servation , qui doivent les défendre de toute inva-sion des bestiaux et des délinquans.

Mais ces jeunes, semis , arrivés à cet âge, com-mencent à exiger d’autres soins. En effet, il est>ossible qu’à cette époque les bois bjancs , tels quee tremble, le bouleau et le marceau , dont la crois-sance est plus rapide que celle des bois durs, se

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soient déjà emparés de plusieurs places, et menacentd’étouffer les jeunes brins de hêtre : dès-lors il vadevenir avantageux de faire de temps en temps l’ex-traction de ces bois blancs. On doit prévoir encoreque, dans un état serré, les jeunes plants de hêtren’auront pa? une croissance égale ; les plus faibleslanguiront, et finiront par être étouffés par les plusforts : c’est lorsqu’ils arrivent à l’àge de 3o ou4o ans, que le forestier attentif doit fixer ses re-gards sur cette lutte des brins les plus faibles contreles plus vigoureux, pour décider la victoire en fa-veur de ces dgrijiers. 11 lpuc procurera plus d’air etplus de nowtiffire.r pn procédant à une premièreéclaircie, qui nettoiera fa forêt de tous les bqis blancset en même temps de tous les brins de hêtre qui se-raient languiseans ou à moitié morts ; mais , dansle cours depette operation, l’on ne perdra pas de vuele principe fondamental de la conduite d’une jeunefutaie î elle doit rester dans un état serré, de tellesorte que les cimes soient assez rapprochées pour setoucher, se prêter un appui mutuel, et fermer , sil’on peut s’exprimer ainsi, le haut de la forêt. Danscet état , que les iVUemands appellent Y état clos oufermé de la forêt, les jeunes arbres élancés et mincesne vivent, pour ainsi dire, que par lçurs tètes et leursracines ptqyt leur accroissement est presqu’en hau-teur ; leur rapprochement fait leur force ; les isoler,ce serait les perdre ; mais tenir la futaie qu’on élèveainsi close ou dans cet état serré, çlest un des pre-miers principes du forestier allemand .

A l’àge de 5o ans, dans un bon sol, et à l’àge de60 à 70 ans dans pn terrain médiocre , la forêt des-tinée à croître en futaie doit être nettoyée de nou-veau de tous bois blancs, et eu même temps de tousles autres bois langyissans qui ne peuvent pas ache-ver le reste de la révolution, et qui disputeraienten pure perte une partie de la nourriture aux brinsles plus vigoureux. Cette opération , que nous nom-mons deuxième éclaircie , sera toujours subordon-née à ce principe général, que la foret doit resterclose ou dans ün état serré. A cet effet, on laissera,tous les trois pas, un des brins les plus forts et lesmieux venans. Si le sol est bon et que l’aménage-ment doive être poussé jusqu’à ioo ou 120 ans, unetroisième éclaircie , à l’àge de 8q à 90 ans , nettoierala forêt de tous les brins languissans et de tous lesbois non portantfruit, c’est-à-dire, dans le sens desauteurs forestiers allemand ? , de tous les bois autresque le chêne et le hêtre, qui , suivant leur systèmed’aménagement, sont les seuls des bois à feuillesqui soient admis à croître en futaie. Après cette der-nière opération , on doit compter encore de 4 à 5ootiges par hectare ; enfin, à l’àge de j 00 à 120 ans ,on entamera de nouveau la forêt par la coupe d’en-semencement.

Tels sont les principes que les forestiers allemandsappliquentavec les modifications convenablesàl’ex-ploitation de toutes les futaies, et à leur réense-mencement naturel. Ces modifications et le déve-loppement du système sont, ainsi que nous l’a-vons dit, très-bien présentés dans les ouvrages deMM. Hartig et de Burgsdorf.

Ce système d’exploitation est, sans contredit, leplus avantageux sons le double rapport de l’accrois-