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Tome second.
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GAL

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craindre, dans une planche bien préparée et exposéeau levant ou au midi. Le plus communément lesgraines lèvent avant deux mois; cependant il enreste quelquefois une partie, qui ne lève que lannéesuivante. On débarrasse les jeunes plants des herbesqui leur nuisent; on les arrose de temps en tempslorsquil fait Sec, et au printemps suivant on les en-lève avec précaution, pour les placer dans une pé-pinière de terre fraîche, ils restent trois années. Ilarrive quelquefois, dans le climat de Paris , quilsgèlent en partie : dans ce cas, on les coupe rez terre,et ils repoussent avec vigueur.

Le gainier nest point difficile sur le terrain ; il necraint que les terres trop argileuses et trop aquati-ques. Quelques auteurs, et de ce nombre M. Bosc,pensent quon pourrait en former des taillis dansles mauvais terrains, tels que ceux de la Champagne ,les montagnes de la Bourgogne , de la Provence, etc.Cômme il pousse très-vite, on en tirerait un bonparti.

Lautrq espèce de gatnier, nommée gainier duCanada, cercis canadensïs, ou vulgairement bou-ton rouge, est Originaire lAmérique septentrio-nale : elle a les feuilles acuminées et dun vert moinsglauque que celles de la précédente, et les fleursplus petites et plus pâles. Il parait, suivant M. Bosc,qui la observée en Amérique , que cette espèce nestpas moins grande ni moins belle que lautre. Elleréussît en Europe aussi bien que la première, sur la-quelle elle a^ne lavantage de ne pas geler ; maiselle est fencore'peu répandue.

GALE. Maladie des arbres. On a donné ce nomà des protubérances petites et nombreuses qui se re-marquent souvent sur les branches , les feuilles etmême sur les fruits des herbes et des arbres.

Un très-grand nombre de causes font naître cesprotubérances.

Le plus souvent ce sont les premiers rudimensdechampignons.

Quelquefois ce sont des aspérités organiques, oudes retraits produits parla mort partielle desegmensou de points de lécorce. Dans ce dernier cas, lesprotubérances sont peu inégales.

La gale est assez généralement un signe de lan-gueur et même un symptôme de mort; cependant ilest bon den débarrasser les arbres en ratissant for-tement lécorce, et en enlevant les rugosités jus-quau vif, après quoi on recouvre le tout avec delonguent de Saint-Fiacre.

GALE, myrica. Genre de plantes de la dioécietétrandrie et de la famille des amentacées.

Ce genre renferme une huitaine despèces, dontune seule est indigène. Ce sont des arbrisseaux ouarbustes qui croissent dans les sols marécageux, etqui ont la propriété den absorber lair impur. Lesespèces principales sont celles ci-après :

Le Garé odorant, vulgairement le piment royal,mÿrica gale { Lin.); en allemand , gerber myrthe;en- anglais , sv/eet gale, est un petit arbuste quicroît abondamment en Europe , dans les lieux ma-récageux; il sélève rarement au-delà de 2 à 3 pieds.Lécorce de ses rameaux est brune, et celle de sesjeunes pousses verte et parsemée de petits points ré-sineux. Ses feuilles sont grisâtres, alternes, de

2 pouces de long sur 9 lignes de large, lancéolées,dentées vers le sommet, relevées en dessous par unenervure saillante, et marquées par des points rési-neux : elles tombent fort tard dans lautomne, etpersistent quelquefois pendant lhiver. Les fleursmâles et les fleurs femelles paraissent au printemps ;elles sont séparées sur des pieds différens ; d ré-sulte la nécessité de rapprocher les arbres des deuxsexes pour que la fécondation ait lieu. Les fleursmâles forment de petits chatons écailleux, longs,ovoïdes et jaunes; il ny a point de calice; les éta-mines , au nombre de quatre ou de six, sont courteset surmontées de grandes anthères didymcs et decouleur jaune. Les fleurs femelles forment aussi deschatons longs, ovales, épais et de couleur purpu-rine; elles manquent de calice et de corolle; lovaireest oblong, et surmonté de deux longs styles rougesà stigmates pointus. Le fruit , qui mûrit en octobre,est un cône allongé, à écailles lâches, composé debaies rondes, succulentes, de couleur brune, et con-tenant, chacune, une semence osseuse. ;

Cette semence reste 18 mois en terre avant de le-ver ; les jeunes plants paraissent dans le mois demai, accompagnés de deux petites feuilles séminalesbrunes.

Cet arbuste se multiplie très-bien parles drageonsenracinés que lon trouve en abondance auprès desvieux pieds, et par marcottes. Pour quil réussissedans les jardins , il faut le semer à lombre dans duterreau mêlé de sable, quon arrose fréquemment.Les plants se repiquent à 2 ans, et se placent à de-meure à 4 ans, toujours dans des terrains frais.

Toutes les parties de la plante, notamment lesfruits , répandent une odeur aromatique forte, maisagréable, et absorbent plus que la plupart des autresplantes Lair impur ou lhydrogène des marais. Onsen servait autrefois en guise de thé; mais qna re-connu que lusage en était dangereux pour le cer-veau. On sen servait aussi pour assaisonner lesmets, d est venu le nom de piment royal, depoivre de Brabant.

Burgsdorf dit quon fait de la cire ayec ses fruitsmûrs comme avec ceux du galé-cirier dAmérique .

Le Galé-Cirier, myrica Cerijfa (Lin.), est unarbrisseau toujours vert, qui croit dans les maraisde lAmérique septentrionale, et dont les fruits sontentourés dune matière analogue à la cire, d estvenu à larbre le nom d 'arbre à cire ou de porte-cire.

M. Bosc ne partage pas lopinion de plusieurs per-sonnes sur lutilité de la plantation en France ducirier dAmérique , dans la vue den extraire de lacire; mais il croit que sa culture en grand dans lesmarais pourrait en améliorer lair et fournir du boispour le chauffage. La cire quon retire de cet arbusteest verte, et les bougies quon en fabrique donnentune flamme triste.

GALET. On donné ce nom aux cailloux roulés,ordinairement arrondis et plus larges quépais, quise trouvent dans le fond et sur les flancs defe- vâl -lées des montagnes primitives, ou sur les bords dela mer.

Ces galets couvrent des espaces considérables, ily en a de calcaires et de schisteux ; mais lephi.sgrand nombre , cest-à-dire les véritables ; galats;