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Tome second.
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lequel le roi prend le tiers-denier , on ne peut pasen conclure que ce bois soit réellement de la classede ceux qui étaient soumis au droit féodal du tiers-denier, supprimé par la loi du juillet 1793. Untel bois peut au contraire être un bois indivis entrele gouvernement pour un tiers, et l’autre proprié-taire pour deux tiers. ( Même arrêt du a 6 octobre1809.) V. Biens communaux, Cantonnement,Commune , Triage, Usage.

TIGE, coulis. ( T. de bot.) La tige est cette par-tie de la plante qui sort du collet de la racine, etqui s’élève au-dessus de la terre; elle soutient lesrameaux, les feuilles et les organes de la fructifi-cation. On comprend sous le nom général de tige :

t, 0 . Le tronc , truncus. C’est la tige des arbresdicotylédons. Elle s’amincit insensiblement et seramifie à son sommet. Exemple: le chêne.

2°. Le stipk , stipes. C’est la tige des arbresmonocotylédons. Elle est d’un diamètre à-peu-prèségal dans toute sa longueur, et se termine par unfaisceau de feuilles. Exemple : le palmier.

3 °. Le chaume , calmas. C’est la tige des grami-nées; elle est ordinairement creuse et toujourspourvue, de distance en distance, de noeuds, quiportent chacun une feuille dont le pétiole formeune gaine. Exemple : le froment, le roseau.

4 °. La tige proprement dite. Dénomination va-gue dont on se sert pour désigner les tiges qui ne ren-trent pas dans les précédentes.

Les tiges reçoivent différentes qualifications, sui-vant leur durée , leur consistance, leur forme, leurgrosseur, leur composition, leur direction, l’état deleur superficie : ainsi, on appelle lige annuelle , celledes plantes annuelles et des plantes bisannuelles qui11e poussent leur tige que la seconde année ; tigevivace, celle des arbres, arbrisseaux et arbustes; tigeligneuse , celle des arbres; tige herbacée , celle desherbes; tige cylindrique , celle qui est allongée etdont la section transversale, qui est circulaire, offreà-peu-près le même diamètre dans la plus grandepartie de sa longueur, comme celle du sapin, etc.\ . Physiologie végétale, 4 e . section.

TILLAC, du latin te gui a , fait de tegere, couvrir.C’est un ancien terme de marine qui signifie pour.

TILLEUL , tilia. Genre de plantes de la polyan-drie monogynie et de la famille des tillacées, quirenferme plusieurs espèces, dont une croît naturel-lement dans les forêts, et les autres sont cultivéescomme arbres de décoration.

Dénomination. — 11 se nomme en français til-leul, theil, til , tillet , tillau ; en grec, philyra ; enlatin , tilia ; en italien , tiglio ; en espagnol , teza ;en allemand et en flamand, lin de ; en anglais ,Linden,• en russe ou en slawon, lipa ou lypa; ensuédois et en danois , lind. « Le mot bast, dit letraducteur de Pline, Poinsinet de Civry, qui, en lan-gue suédoise, signifie toute sorte d’écorce , répondplus particulièrement au philyra des Grecs ou écorcede tilleul ( sur laquelle on écrivait autrefois ) ,comme l’observe le docte Jean Jhre ; et cela con-firme ce que j’ai dit ailleurs, que le mot latin vasa-ria , qui, chez Pline , signifie des registres , est' sy-nonyme de chartœ , et vient du germanique bast ,équivalent du cortex des Latins et du philyra des

Tome II. :

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Grecs. 33 Je dirai, à l’appui de ce qui vient d’être ob-servé, que les Allemands appellent encore le tilleulbastholz , bois à écorce. Ainsi la dénominationgrecque et la dénomination allemande désignent letilleul par l’une de ses parties la plus employéedans les arts. Poinsinet de Civry pense que lesmots tilia et tilleul peuvent signifier l’arbre ou lamatière taillable par excellence, attendu que la ra-cine de ces mots appartient évidemment aux ex-pressions gothiques , tilja , asser cersim factus ;tœlia, ctrdere , etc.; d’où serait venu tilleul. J’airapporté, au mot Taillis , uneétymologie à-peu-prèssemblable. Ainsi tilleul, taillis signifieraient unbois facile à tailler, couper, ou qui se couperaitsouvent. Cependant cette étymologie n’est pas très-satisfaisante, et j’aimerais mieux celle donnée parMartenius, qui pense que tilia est formé d’un motgrec, qui signifie penna , aile , ainsi nommé à causedes bractées qui accompagnent le fruit, et qui res-semblent en quelque sorte à des ailes.

Si j’entre dans quelques détails sur les dénomi-nations des arbres et de leur étymologie, c’est queje suis persuadé que les définitions gravent dessouvenirs plus profonds dans l’esprit que les meil-leures descriptions , et qu’elles doivent intéresserl’homme cpii cherche à se rendre compte des idéesqu’on doit attacher à telle ou telle dénomination.Cet ouvrage , au surplus , est destiné à des hommesinstruits, et dont l’éducation est loin de s’effarou-cher d’un peu d’érudition.

Histoire.—i Théophraste et Pline ont parlé du til-leul et de ses usages. Pline dit que le bois servait àfaire des boucliers , parce qu’il est très - flexible ,et que ses plaies se ferment à l’instant. 11 rapporteque l’écorce était employée à couvrir les toits deschaumières, et qu’on en faisait des corbeilles et degrands paniers pour transporterie blé et les raisins:Cortex in magno usu agrestium. Vasa, corbesque, acpatentiora quœdam messibus convehendisvindemiis-quefaciunt , atque prœtextaluguriorum. ( P lin., lib.XVI, chap. IX. ) Le même emploi était attribué àl’écorce du hêtre, du sapin et de l’épicéa.

Pline distinguait deux espèces de tilleul : l’unequ’il appelait improprement tilleul mâle, et l’autretilleul femelle. Il reconnaît dans le premier un boisdur , noueux , plus roux et plus odoriférant ; uneécorce plus épaisse, et qui, séparée de l’arbre, nepouvait se plier : cet arbre, suivant lui, ne portaitni graine ni fleurs. Quant au tilleul femelle, Plinelui attribuait une grosseur plus considérable, unbois plus blanc et bien meilleur, et de plus la fa-culté de porter des fleurs et des semences. Il estprobable que le premier était notre tilleul sauvageou des bois , et que l’autre était le tilleul commun.Quant aux distinctions fondées sur les sexes, ellessont fausses, attendu que tous les tilleuls ont desfleurs hermaphrodites , c’est-à-dire qu’ils portentdes fleurs qui réunissent les deux sexes. Pline ajoutequ’il y a entre l’écorce et le bois plusieurs tuni-ques et pellicules dont on fait des liens ( c’est le li-ber) , et que les plus minces de ces pellicules, ap-pelées philyrœ , sont célèbres par l’usage qu’enfaisaient les anciens pour les bandelettes de leursI couronnes. Il dit aussi que les vers ne se mettenl

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