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il est mauvais- On doit préféfer les douves qui ontflotté, parce Qu’elles ont perdu dans l’eaü une par-tie de leur sève ; mais on ne doit les employer quelorsqu’elles sont parfaitement sèches, et il fqqtéviter, en les retirant de l’eau, de les placer dansun endroit humide, où elles contracteraient bientôtune odeur de moisi.
Les bois propres à la fabrication des tonneauxdeviennent de plus en plus rares dans nos forêts.Les ci-devant provinces de la Bourgogne et de laChampagne , quoiqu’il y ait encore des forêts assezconsidérables, n’ont plus assez de futaie pour lafabrication du merrain. Elles ont recours aux forêtsde la Lorraine et des Vosges . Le prix du merraina presque doublé depuis 20 ans, et si la progressiondu prix continue pendant quelques années, on seraobligé d’abandonner une partie de la culture de lavigne. V. IDouvain et Merrain.
Le lecteur qui voudra prendre une connaissanceplus étendue de la fabrication des tonneaux j^quenous n’avons dû considérer ici que sous le rapportforestier) consultera très-utilement l’article Ton-neau du Nouveau cours d’agriculture , où il est parléaussi des différentes formes des tonneaux et de leurconservation.
Tonneaux pour le transport des cendres fabri-quées dans les forêts. Ils doivent être marquésdu marteau de l’adjudicataire. ( Ord. de 1669,tit. XXVII , art. 2t.)
TONNELIER . Ouvrier qui fait des tonneaux,cuves, et autres ouvrages composés de douves etcerceaux. V. Ouvriers.
TONNELLE. Ce mot a la même origine que ton-neau. C’est une espèce de berceau pour décorer lesjardins. On les fait avec des treillages peints envert, que l’on garnit avec des arbres ou avec desplantes sarmenteuses dont on assujettit les branchessur les treillages : ces sortes de décorations 11e con-viennent que dans les petits jardins.
TONNERRE, du latin tonitru. Bruit éclatantcausé par l’explosion de deux nuées électriques.On voit assez fréquemment des arbres mutilés parle tonnerre ou par le vent : ce sont des arbres per-dus si on n’a soin de couper rez ironc les bran-ches rompues, parce que l’eau , s’introduisant dansl’intérieur du bois, y porte la pourriture ; ce quirend l’arbre presque inutile pour toute espèce deseryice.
On ne doit jamais se mettre àl’abri sous de grandsarbres lorsqu’il tonne, parce que sous ces abris on estbeaucoup plus exposé qu’ailleurs à être frappé de lafoudre. Cet avis est d’une grande importance pourles personnes de la campagne, et celles qui, parétat, comme les agens et gardes forestiers, sont sou-vent exposées aux dangers des orages.
TONTE. Action de tondre les arbres, inter-lucatio. C’est l’action de retrancher les branchesou des branches aux arbres et arbustes, pour les em-pêcher de dépasser certaines limites dans leur ac-croissement, ou pour les forcer à prendre telle outelle forme. On tond les arbres , les charmilles , lesbois.
On dit aussi, dans plusieurs endroits , tondre les
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saules, les'pêupliers, les ormes, et en général lestêtards.
La tonte des charmilles se fait au croissant ouaux ciseaux ; celle des arbres se fait d la serpe.
La premièr^'a lieu , tantôt deux fois; savoir, aumois de mat et au mois d’août; tantôt une seulefois , àlà fin dè ;ûin Ou au commencement de juil-let. On ne la fait point en hiver, parce que les pous-ses du ‘pr'ùilêmjts seraient trop fortes et en troppetit nombre, èt qu’il faut qu’une charmille soitgarnie le‘ plus possible de rameaux.
La tonte dès saules se fait pendant le repos de lasève, comme la coupe des taillis. V. 'Têtard.
La tonte des ormes et des autres arbres d’aligne-ment se fait dans la même saison. V. Elagage.
TOPINAMBOUR, helianthemum indicurn tube -rosum. Plante vivace, tubéreuse, du genre des hé-lianthes, qui peut procurer de grands avantages àl’agriculture par ses tubercules et ses feuilles, pro-pres à la nourriture des bestiaux.
Les agronomes recommandent de cultiver cetteplante dans les places vagues des forêts et dans lestaillis même, où deux ou trois récoltes ne porteraientpoint préjudice à la reproduction des bois et pour-raient même la favoriser. On en recommande encorela culture en rangées plus ou moins écartées et diri-gées du levant au couchant, pour fournir des abriscontre le soleil de midi à tous les semis que lasécheresse empêche de prospérer, et notamment àceux d’arbres verts. L’abri que peut fournir cetteplante, qui s’élève à 5 et 6 pieds et dont les feuillesont de 8 à 10 pouces de longueur, offre un puis-sant moyen de faire réussir les plantations de boiset même les cultures ordinaires dans les terrainsarides de la ci-devant Champagne et dans les sables.
Le topinambour ne redoute que les argiles sècheset les sols sans profondeur. Il se plante au premierprintemps, lorsque les plus fortes gelées sont pas-sées. On le butte comme les pommes de terre , etles tubercules peuvent ne s’arracher qu’à mesuredes besoins et même après l’hiver.
TORCHEPIN. Nom vulgaire du Pin-Mugho .V. ce mot.
TORRENT, du latin torrens , impétueux, brû-lant, précipité.
C’est un courant d’eau très-rapide qui descend desmontagnes, et qui provient ordinairement ou d’unepluie d’orage ou de la fonte des neiges. Ce sont lestorrens qui sont les principales causes de la dégra-dation des montagnes et de leur affaissement conti-nuel , occasionné par ces éboulemens journaliers ,si souvent observés par les géologues , et ce sontdes allaissemens semblables qui ont donné nais-sance à presque tous les lacs. V. Montagnes.
TORULEUX, du latin torulus , petit cordon.C’est, en botanique, un corps oblong, solide, et al-ternativement renflé et contracté sans articulation.
TOUFFE. Ce mot paraît provenir du latin tuta,qui, chez les Romains, signifiait un étendard com-posé de plumes liées ensemble. C’est un assemblagede choses nombreuses et très-rapprocliées, d’arbrespar exemple : locus densus arboribus. C’est la réu-nion de plusieurs tiges d’un arbrisseau ou d’une