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HAIES ET CLÔTURES.
PLANCHE X.
Fig. i. Clôture ci poteaux traversés par desplanches. Après avoir forme une ouverture depart en part dans des poteaux, on les plante enterre, à une distance proportionnée à la lon-gueur des planches ; et l’on fait entrer celles-cidans les ouvertures, en les plaçant les unes surles autres. Les poteaux ont 4 d. m. en carré sur1 5 de haut. On en fait usage dans quelques par-ties de l’Allemagne .
Fig. 2 . Clôture en planches maintenues con tredes traverses. On plante en terre des planchesplus ou moins rapprochées, et on les soutientcontre deux traverses doubles attachées avec deschevilles de bois. Il suffit de mettre des traversesd’un seul côté de la clôture,” on leur donnea d. m. de largeur. Cette clôture a de n ài3 d. m. de hauteur.
Fig. 3. Clôture en planches fixées dans destraverses. On l’emploie en France et ailleurs, eton lui donne ordinairement une élévation dede 11 d. m. La traverse supérieure, qui est plusforte que celle du milieu, a 2 d. m. en carré.
Fig. 4- Clôture en hrufere sèche. Elle est enusage dans quelques parties de la France . Onse sert, pour la former, de la bruyère qui estconnue par les botanistes sous le nom d 'ericascoparia. L. On plante des piquets en terre pour
soutenir des lattes contre lesquelles on retient labruyère. On plante celle-ci debout, et on luidonne une épaisseur convenable, c’est-à-direde 2 à 2 i d. m. La hauteur est ordinairementde i 4 d. m.
Fig. 5. Clôture avec des gaules recourbées endemi-cercle. On en fait usage à Rome dans lesjardins d’agrément pour mettre en espalier oupour fixer des fleurs. On lui donne l’élévationconvenable.
Fig. 6 . Haie -vive en losange. On plante enterre des baguettes de bois qui prend de bouture.On les incline les unes contre les autres, à peuprès sur un angle de 45 degrés et dans une di-rection opposée. Les losanges ont 3 d. m. d’uncôté à l’autre. On donne à la haie de i5 à 16 d.m.de hauteur. On entaille quelquefois les baguettesdans leurs points de rencontre, et on les lie en-semble , afin de les unir et de leur donner ainsiun grand degré de solidité. Il pousse des bran-ches latérales qui garnissent la haie de toutesparts. On la tient à une épaisseur de 4 d. m.,ou plus, si on le juge à propos. On la taillepar le haut. On se sert ordinairement du boisde saule. On en fait usage, dans plusieurs en-droits, pour clore les champs, et surtout lesjardins d’agrément.
PLANCHE XL
Fig. i. Escaliers pour franchir les muraillesde clôture. On pratique ces escaliers en Biscaye et ailleurs, lorsqu’on veut pouvoir franchir lesmurailles, et interdire le passage aux bestiaux.On les forme par la disposition des pierres, dont
la moitié se trouve incrustée dans la maçonnerie,et l’autre partie en dépasse la superficie.
Fig. 2 . Escalier en bois, pratiqué sur un talusde terre. Lorsqu’on veut empêcher que les bes-tiaux ne puissent monter sur un terrain en pente,