RECOLTES.
PLANCHE PREMIÈRE.
Fig. i et i. Machine a battre le blé. Elle esten usage sur les Apennins , où on la nomme Bat-tidore. Elle est composée de plusieurs planchesépaisses réunies par une traverse, et armées àleur extrémité de trois grandes fourchettesémoussées et applaties, et de i4 plus petites.Elle porte, dans sa partie moyenne, une planchedouble en longueur qui tert de timon, et quiporte sur la sellette d’un avant-train, fig. 2,auquel elle est fixée au moyen d’une corde qu’onattache à un ferrement placé à l’origine du ti-mon. Après avoir attelé des bœufs à cet appareil,et après avoir disposé les gerbes en rond sur uneaire, on fait mouvoir circulairement la machine,de sorte que l'extrémité des fourchettes, en traî-nant sur la paille, en détache le grain.
La planche du milieu qui sert de timon a,dans la partie où elle est réunie aux autres plan-ches, une longueur de 9 d. ni., et de 10 dansla partie où elle se trouve isolée; elle a 26 à3 o c. ni. de largeur. La plus grande largeur dubattoir est de 17 tl. m. ; ses deux côtés ont aupoint où ils commencent à se rétrécir, 46 c. m.de long; l’épaisseur des planches est de 5 c. ni.Les trois grands ferremens ont une longueur to-tale de 5 o c. m., et les 14 petits, celle de 23 -^c. m.La portion qui, dans les grands comme dansles petits, forme la fourchette, a une longueurde 8 c. m. Chaque branche de cette fourchetteest large de 3 c. m., et présente un intervalleangulaire dont la hase a 2 ± à 3 c. m. Il seraitutile d’essayer en France cette machine, dont laconstruction est simple, facile et peu dispen-dieuse.
Fig. 3 . Battoir en pierre- pour le blé. Il estcomposé d’une pierre triangulaire dont la basea un mètre de long, ainsi que la perpendiculaire
élevée sur cette base ; son épaisseur est 12 c. m.Le timon, long de 3 mètres, est attaché à lapierre par le moyen d’une cheville. On fixe sonextrémité au joug des bœufs, et on fait ainsipasser la pierre sur les gerbes disposées circu-lairement. Cette méthode de battre le blé, quoi-que moins parfaite qnela précédente, est égale-ment usitée sur les Apennins .
Fig. 4 - Claie pour battre le mais. C’est uncadre en bois sur lequel on cloue des lattes, demanière à laisser des vides en losanges. Elle a16 d. m. de long, sur 10 de large : on la posesur des tréteaux lorsqu’on veut battre les panni-cules de maïs pour en détacher les grains. Elleest usitée dans le royaume de Valence.
Fig. 5 . Crible monté pour vanner les grains.La fourche sur laquelle est fixé le crible a 17 d. m.de hauteur, avec un écartement de 9 d. m. Unouvrier tient verticalement cette fourche, etl’agite par un mouvement de vas - et - viens,tandis qu’un autre ouvrier fournit le grain quidoit être vanné. Se voit en Italie .
Fig. 6 . Van pour le blé. Le van de formeconcoïde est tissu en osier, et armé de deuxpoignées qui servent à le tenir et à l’agiter. Ilest usité pour vannerie blé et les autres graines.
Fig. 7. Panier en paille pour conserver le grain.Il est fait avec de la paille contournée circulaire-ment et fixée avec des bandes d’osier. On donneen Toscane à ces paniers 1 mètre à 1 mètreet demi de haut sur 8 à 10 d. m. de diamètre.Le blé s’y conserve parfaitement, lorsqu’on asoin de les bien couvrir. Leur usage pourraitêtre utile aux petits cultivateurs pour conser-ver non-seulement le blé, mais aussi les pois,les fèves et autres graines.
PLANCHE II.
Fig. 1. Magasin à blé. On fait usage de cesmagasins dans quelques lieux de la Suisse . Onfixe en terre des poteaux surmontés de pierresplates, sur lesquels on établit les magasins des-tinés à la conservation du grain. Les muraillesen sont faites avec des troncs d’arbres que l’onsuperpose les uns aux autres, et que l’on re-
Tom. IL
couvre comme les maisons ordinaires. On mé-nage une porte d’entrée, à laquelle on parvientavec une échelle , et on forme des compartimensen planches pour recevoir le grain. Le blé, en-tassé dans ces magasins, où l’humidité et lesinsectes n’ont aucun accès, et dans un pays oùla chaleur est peu élevée, se conserve parfaite-
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