JARDINAGE.
PLANCHE IV.
Fig. i et 2. Orangerie d'été et d'hiver. Cegenre de construction est en usage à Florence pour conserver les orangers, et les abriter contreles gelées pendant l’hiver. On élève à quelquespouces de terre un mur qui forme un carré plusou moins long, sur une largeur de 2 mètres. Onpose sur ce mur, de distance en distance, despierres A, percées d’un trou dans lequel entrel’extrémité des poteaux B. Les poteaux placéssur le devant ont une hauteur de 2 mètres, etceux du derrière, de 6 d. m. seulement. On fixe surle sommet de ces poteaux des traverses qui lestiennent assujettis, et l’on établit sur celles-cid’autres solives en forme de toiture qu’on re-couvre d’abord avec des planches, puis avec despaillassons épais de 1 décimètre , enfin avec destuiles, ainsi qu’il est représenté fig. 2. On gar-nit pendant l’hiver, avec de forts paillassons, lesquatre côtés de l’orangerie, de sorte que lesarbres se trouvent bien abrités contre les froidsde la saison. Lorsque la chaleur du printempscommence à se faire sentir, on enlève les pail-lassons de la toiture, et les orangers restent àdécouvert. On peut également enlever toutesles pièces de bois. C’est une méthode assez éco-nomique de conserver au milieu des jardins les
{ liantes qui ne sont pas susceptibles de supporteres froids de nos hivers.
Fig. 2. Coupe de l’orangerie.
Fig. 3 . Muraille d'espalier garnie de haut-vent. Pour abriter les arbres en espalier, on estdans l’usage, aux environs de Paris , de planterà un mètre de distance, dans les murailles contrelesquelles on attache les arbres, immédiatementau-dessous du chaperon qui les recouvre, desbâtons ou des lattes larges de 5 à 6 c. m., etlongs de 4 d. m. On attache sur ces bâtons despaillassons qui garantissent les arbres de la gelée.
Fig. 4 - Tonnelle couverte en planches. Onforme ces tonnelles dans les jardins pour semettre à l’abri du soleil et de la pluie. On gar-nit les côtés avec de la vigne ou d’autres plantesgrimpantes qui donnent des fleurs et une ver-dure agréable à la vue.
Fig. 5 . Arrosoir en cuivre. On donne, auxenvirons de Paris , cette forme aux arrosoirsdont les jardiniers font usage. La plaque de mé-tal qui ferme la moitié de l’ouverture sert àretenir l’eau lorsqu’on penche l’arrosoir, et à leporter dans certaines circonstances. Le gouloten forme de champignon est percé de petitstrous à son extrémité, afin que l’eau soit répan-due plus également et avec une chute moins ra-pide. Il a 4 o c. m. de haut sur 24 de diamètre.
Fig. 6 . Arrosoir defer-blanc. Sa forme diffèreun peu de la précédente, et son goulot reçoit àvolonté un ajustage par lequel l’eau se répanden guise de pluie.
PLANCHE Y.
Fig. 1. Serpette a crochet. On l’emploie en di-vers lieux pour la taille des haies; le crochetsert à faire rentrer dans l’intérieur île la haie lesbranches d’épine qui doivent remplir les vides.La longueur de la lame et de sa gouge est de3 d. m. Le crochet a 1 d. 111. et la lame a 7 c. m.de large.
Fig. 2. Rabot pour unir les allées. On emploiecet instrument, qui est fait avec la douve d’untonneau, pour unir les allées après les avoirpiochées ou y avoir répandu du sable.
Fig. 3 . Echelle a tige simple. Sa tige est garniepar le bas de deux pièces de bois qui formentlatéralement un angle aigu, et empêchent que
Toiii. II.
l’échelle ne verse sur les côtés. Elle est traverséedans toute sa longueur par des échelons, et elleporte à son sommet une pièce de bois dans lamême direction que ces derniers, qui sert d’ap-pui lorsqu’on la pose contre les murailles.
Fig. 4 - Echelle double. Comme on lui donnesouvent une très-haute élévation, ses montansreçoivent un certain écartement dans la partieinférieure. Les deux échelles sont réunies en-semble par une verge de fer qui les traverse àleur sommet, et. permet de les dresser dans uneposition convenable.
Fig. 5 . Rouleau en pierre. Il est monté en feret il est garni à sa partie intérieure d’un fort