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La Suisse balnéaire et climatique : ses eaux minérales, bains, stations climatiques d'été et d'hiver, établissements hydrothérapiques, etc / par ... Eugène de La Harpe
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Pour letudier, on utilise Yackinomètre ou thermomètreà boule noircie dans le vide. Frankland indique les deuxséries de température suivantes, prises Tune au soleil,l'autre à lombre, dans les Alpes suisses et en Angleterre:

Altitude

Ombre

Soleil

Oat.la.nd-Parh . . .

40 ni.

30.0

41.5

Rilïelberg.

. Fm

24.5

40.0

Hœrnli.

. 2890

20.1

48.1

Gornergrat . . . .

. 3140

14.2

47.0

Whitby .

20

32.2

37.8

Pontresina .

. 1800

20.5

44.0

Bernina-Hœuseï 1 . .

. 2330

19.1

40.4

Diavolezza.

. 2980

6.0

59.5

On voit bien la température de lair baisser, et celle desrayons solaires augmenter, dans la mesure lon sélèvedavantage. Ge phénomène a lieu en hiver comme en été,peut-être même avec plus dintensité encore en hiver,parce quil y a moins de vapeur deau dans lair quen été.Daprès I-Icmn, environ 25 à 80 °/ 0 de la chaleur solairetotale sont absorbés par latmosphère des lieux bas; ausommet du Mont-Blanc (4810 m.J, cette absorption nestplus que de ü u / 0 .

Les rayons du soleil échauffent donc le sol des monta-gnes élevées autant et plus même que celui de la plaine,bien que lair ambiant ait une température plus basse.

En même temps que ses effets calorifiques, le soleil enexerce aussi de chimiques, dont laction sur lorganisme,moins bien connue et plus difficile à déterminer, nenest pas moins importante; elle augmente aussi avec lal-1 il u de.

Lair des montagnes a une qualité très importante, eestlabsence de poussières eide germes organisés. Labsencede poussières grossières est un des avantages de ces heu-reuses vallées alpestres dont la surface est entièrementcouverte de prairies, entre un ruisseau et une forêt. 11 enest aujourdhui bien peu, hélas ! lon nait tracé uneroute dont le blanc sillon, nécessaire et heureux trait-dunion entre ces solitudes et le inonde civilisé, ne laissetrop souvent échapper des nuages de poussière. Mais toutau moins, si lon sécarte des régions habitées, si lon en-tre dans la forêt, on trouve immédiatement un air pur,fait important pour les malades. En hiver, la neige couvrele sol dun manteau protecteur.

A côté de cette poussière grossière, palpable, il en existe