8 Electricité
fur ce qu’ils voyoient, n’ont eû que des yeux po-pulaires. Ce torrent est lâché. Cependant il ferafacile de remettre les choses au premier état ^lorlqu’on voudra s’asturer de la vérité par l’expé-rience.
Quoique les nouvelles expériences fur l’EIectri-cité , faites à Philadelphie , par M. Francklin ,laiílent entrevoir un rapport entre le feu de lafoudre & le fluide Electrique ; cet Auteur ayantformé fes conjectures avec une imagination qui aentraîné un grand suffrage , on ne peut s'empê-cher de s’élever fur le prétendu effet des pointesannoncées dans le Public , pour détruire le Ton-nerre.
L’idée qu’on s’étoit faite à Paris , de pouvoirdissiper le Tonnerre , étoit donc rélative aux Ob-servations & Expériences de M. Francklin, 8c lesétincelles qu’on a* tirées d’une barre posée suivantle système de cet Auteur, ont donné lieu à des con-séquences très-flatteufes , fans s’appercevoir qu’onpéchoit dans leur principe. Car il y a une erreur defait dans le Livre de M. Francklin. Lorfqu’il annon-ce pag. 28. 29. & 156. qu’une pointe tenue au-de flous du Conducteur , à la distance d’un pied ,Juffit pour détruire l'Electricité par l’écoulementsubit qu’elle entraîne ; il est constant que la pointetenue à un pouce du Conducteur, n’empêche pasd’en tirer tics étincelles, non plus que l’éguillen’empêche pas d’électrifer le boulet, ni le canon defusil, toutes choses égales. II faut donc bien rabattrede l’idée publique des pointes. Malgré l’expériencedu 10 Mai dernier , faite par les foins de M. Dali-bard, à qui la Société fera toujours redevable d yla premiere entreprise & de plusieurs découvertes^5. 1. Attaquer les pointes d’unç çrreyç dç fait ^