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LETTRE de M. Rabiqueau j Avocat à VAuteurdu Mercure j en réponse à celle de M. FerrandMaître-ès-Arts en l’Univerfité de Paris & Chi-rurgien à VHôtel Royal des Invalides _, inférée auMercure du premier Novembre 17 s6.
^Monsieur, si je ne consultois que mon intérêtpour punir l’amour-propre de mon adversaire , ilme suffiroit de prier nos Lecteurs de parcourir marelation , & de la confronter à la réponse du sieurFerrand : on trouveroit que cette relation a pourobjet de rendre compte du tonnerre tombé sur lePort-Royal, & sur la Flotte, soldat invalide ; faitsarrivés par deux coups de tonnerre presque succes-sifs , & pendant lesquels il s’est passé à ma barre unphénomène particulier & intéressant, dont je rendscompte au public , en continuant de prouver l’abusdes pointes, & qu’elles ne font ni utiles, ni à crain-dre , Sc on reconnoîtroit que ce n’est qu’à la fin dela dix-septieme page que je commence à releverles faits fur la lettre du sieur Ferrand. Toute macritique se réduit à près de huit lignes, page 20.
-- M. Ferrand ayant eu le courage de faire des» recherches pour i’avancement de son art, auroit» pu prévenir un petit défaut d’attention , qui eft» que lorsque l’on veut faire une anatomie en réglé,» au sujet d’un cadavre, il faut suivre les faits pour-- en tirer les conséquences, & voir si rien ne clo-» che : c’est la premiere chose â laquelle on a man-,, qué. »
Pouvoit-on plus de modération pour relever desfaits essentiels? On a eu recours aux principes pourfaire tomber le sentiment du sieur Ferrand ; à 1 stout ne contient pas plus de cinq pages.
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