Expérimentale.
73
CHAPITRE V.
Du conducteur ou propagation de l'Electri-cité aux corps non-éleétriques,
N Ous sçavons que l’atmosphére électrique estd’autant plus étendue, que la température del’air plus ou moins chargée lui résiste ; que si tôtqu’on arrête le frotement, l’air extérieur compri-me l’efprit de feu , & l’assaiste jufqù’à ce que l’é-quilibre soit rétabli,
§. i. Nous avons reconnu ci-devant des corpspropres à recevoir l’Electricité par communica-tion , & incapables de la recevoir par le frote-ment , parce que les pores de ces corps ou mé-taux , étant, avons-nous dit, remplis d’efprit d’air ,ces corps ne peuvent servir à former d’atmofphéredans le même air aussi pétant, qui remplit aulliprécipitamment le lieu du frotement. 11s en for-ment encore moins dans l’air grossier qui les envi-ronne , ainsi la matière du feu ne peut s’y accu-muler. Comment donc s’en servir à présent pourrassembler la même matière ? Nous nous en servi-rons par la même raison. Les pores de ces mé-taux ou corps non électriques rempis d’efprit d’air& de feu , sont autant de tuyaux où le fluideélectrique va par concurrence , & peut s’insinuer ,lorfqu’il en sortira l’efprit d’air , pour faire place àun air nouveau, à notre poudre d’efprit de feu ra-réfié par le frotement. Qui sera sortir cet espritd’air j & fera entrer cette poudre d’efprit de feu ?C’est FinégaUté de pesanteur, Nous en ayons dé j a