Jte Electricité
Passons à l’expérience de la balance que l’oncompare à un nuage électrisé, renfermant en lui lafoudre.
Un poinçon d’Orfévre ou corps émoussé attirele bassin de la balance électrifée , en lui faisant dé-poser son feu ; mais en présentant la pointe à cemême bassin , quoiqu’à côté du poinçon la balancereste en équilibre , & est déchargée de son feuélectrique par l’écoulement imperceptible qui s’estfait par la pointe.
II. Expérience . ,
L’esset de la pointe réussit à la vérité danscette expérience, même avec une petite balance.Le peu qu’elle tire n’est pas capable de faire abaisfer le bassin électrifé , Chap. 7. Sect. 4. 5. 19. maissupposons que la pointe pût attirer le feu électri-que du bassin aussi subitement qu’on a voulu l’inlì-nuer , qu’en résulteroit-il ? Rien du tout. Au res-pect du Tonnerre, la comparaison est fausse à touségards. Nous n’avons aucun nuage métallique quipuisse être le contenu & le contenant. Si cela étoit,on n’eut pû tirer des barres que quelques étincel-les , & le nuage eût été fur le champ déchargéaux risques de ceux qui ont opéré. Le porte-voixde M. le Monier présenté par l’embouchure , en-suite par le pavillon, & ensuite couché , &c. li lenuage eut été dans l’efpece de la balance, tous cescorps l’eussent attiré pour déposer son feu , telqu’en l’expérience du poinçon. Mémoire lû. à V A-cadémie en ijáz. 11 faut encore supposer que lenuage descende assez bas , & qu’une fois au-dessusde la barre , il y demeure le tems qu’il faut pourprocurer l’écoulement de tout le Phénomène. Ou--