Expérimentale. 117
dans des petits canaux où le feu électrique a péné-tré, en chassant l’air. Les nerfs ébranlés par l’écou-lement du feu électrique, l’air arrivant pour re-prendre l’équilibre, ont pû faire remarquer uneaction aux parties molestées, fans que la guérisonsoit venue de l’Electricité. Je puis dire avec autantde vrai-íemblance , que si on eút donné des coupsde bâton à ces pauvres affligés, & que leur idéeeût été prévenue , le prodige auroit pû arrivercomme par l’Electricité.
Si le méchanifme de l’homme étoit bien démon-tré , trouveroit - on que ce fût par l’esset du mou-vement ou accélération qu’on put réparer des nerfsqui ne font pas leurs fonctions ? Ne reconnoîtroit-on pas au contraire que la force de cette action dé-pend d'une autre cause. Chacun des os sont tousélectriques. 11s ont autant de petites atmosphèreschargées d’efprit de feu, dont l’écoulement fefait par les nerfs, &c. reportées au cerveau , oùchacune des atmosphères, dépendante de celle ducerveau ;y reçoit par nos volontés , unefensotionqui détermine nos actions fur une de ses parties.Cette partie ne pouvant plus soutenir atmosphère,ou privée de l’air, si ces canaux sont scoriés, elleest incapable d’être rétablie par l’Electricité. Unautomate n’a rien de dérangé dans son mouvement.Son restort, son poids est très-bon ; mais un fil quitient au levier qui fait aller le bras, est cassé , j’au-rois beau essayer d’augmenter le restort, le poidsce que j’ajouterois, feroit superflu. 11 faut vîte cher-cher le levier de ce bras, remettre la corde, & no-tre méchanifme ira, comme à son ordinaire. Siun corps étranger agit fur le bras comme l’Elec-tricité,ce bras agira suivant sa force motrice doncil reçoit rimpulfion ou le coup. Si ce choc a par