Expérimentaleì
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I. Expériences
Si on l’électrise tenant la main en-dessous, voussentez à chaque instant que vous prenez la bou-teille , une piqueure en contact, & la bouteillene se charge point, quoique la main y soit sortlong - tems.
II. Expérience . *
J’ai pris cette bouteille d’une autre façon, fig.58. plane. 6. j’ai mis ma main du côté opposé autrou, & un peu éloignée de la fente ; la limailleétoit réunie pour ne point approcher de cette fen-te , cette bouteille s’est chargée à l’ordinaire. ILfaut que le fil de fer soit un peu coudé en dedanspour toucher à la limaille ; si on n’usoitpas de cetteprécaution , la bouteille ne fe chargeroit point.Avec ces précautions , on ressentira la commo-tion comme dans l’Expérience du carreau de vitre,du verre d’eau , & autres corps électriques garnisde non électriques.
§. 2. L’esprit d’air ne peut pénétrer du dedaqsau-dehors, & s’unir au corps non électrique danstoutes les façons de charger ; fans quoi il est im-possible que l’esprit d’air &. l’esprit de feu réunis,ne fassent fur le champ équilibre. Or la bouteilleféléene contient plus d’esprit de feu rallié en atmos-phère , dès que l’esp'rit d’air a son cours. Cet es-prit d’air paflè d’autant plus librement à traversune fêlure , qu’il parcourt les pores des métaux 5 cvases qui n’en contiennent pas moins ces fluides ,eau , vin , liqueurs , &c. Cette explication estbien suffisante pour sentir l’impóssibiìité de cettecharge.