Expérimentale. 20J
Si le système que M. le Monier s’étoit formé ,eût été celui que notre méchanifme nous dévelop-pe , il eût reconnu , ce fil de fer étant électrifé ,<5c l’atmofphere formée, que ce fil de fer , dis-je ,est semblable au réservoir du fufil à vent , qui nousest décrit dans la Physique de Desaguliers, oùnous voyons que le magasin est un double canon ,qui entoure ce fusil ; que ce réservoir chargé dela compression de l’air , comme notre Electricitédans son atmosphère , ne part avec éclat que parla chûte de l’air raréfié & comprimé qui s’échap-pe par la sous-pape dans l’instant que l’air gros-sier lui offre un vuide, où il vient reprendre sonéquilibre , il sort autant cf esprit d’air raréfié qu’ilentre d’air ordinaire. II en est de même de ï'ef-
Ï rit d’air que le doigt porte à cette atmosphère.1 détruit fur le champ & aussi subitement l’efpricde feu électrique , qui formoit cette atmosphère ;l’air entrant rétablit l’équilibre. On peut jdoncn’en déplaise à M. le Monier , dire que l’air estentré , & s’est lancé pour fe mettre en équilibre ,en chassant l’efpritde feu, qui sort, fans venir furfes pas. Ge feu ne fort pas par le côté B. que Pairferme & environne autour de son atmosphère ;au lieu que íi on porte le crochet de la bouteil-le en B. & le doigt en A. pour recharger ce filcle fer , la sortie fe fera en A. quoiqu’entré par B.parce que la main A. lui ouvre un canal , & faitune espece de vuide : comme au choc des corps ,ia derniere bille quitte ; mais si cette derniere billen’a point d’efpace à parcourir , qu’elle soit fixe ,alors la première a reçu le contre coup, & ren-voi électrique fur elle-même. Cette action est sisubite, qu’il ne faut aucun électromertre pour enjuger; dès que l’agent ne peut rien sans la sortie