Expérimentale . 2.QJ
ï’aîr, 5 c s’élance fur terre, jusqu’à ce qu’il trou-ve des corps non électriques , dont le contact éva-pore , & rétablisse enfin cet équilibre.
§. 18. Comme il s’adapte plutôt dans fa chuteà des corps non électriques , il ne faut pas pourcela en conclure, qu’il y ait de l’avantage dans lesbarres 5 c pointes , pour détruire le Tonnerre ;parce qu’on ne peut juger de la force du contactqui arrivera, eû égard à supposition que fera l’ef-prit d’air de ces corps. Ainsi , il y a plus à crain-dre de mettre des barres , que de n’en point met-tre , à moins que ce ne soit en plaine campagne ,où le Tonnerre venant à être supérieur en force àion écoulement, le danger ne seroit pas considé-rable , ne trouvant personne à sa rencontre.
M. le Monier a reçu des étincelles à fa barre 5 cpointe exposée dans un tems où il n’y avoir pas lemoindre orage. Comme on peut compter furl’exactitude de ses Expériences, on doit aussi enaugurer que ces barres fe chargent d’Electricitéà l’inflar des corps approchés à une machine élec-trique , où cet esprit de feu se propage, tant qu’iltrouve des corps fur lesquels il puisse exercer fonaction.
S. 19. II n’y a donc plus à combattre que lacomparaison de la balance , la victoire des espritspointus.
Cette Expérience a en elle quelque chose defrappant. Si la pointe dissipe ce feu électrique,fansabbaisser la balance , il n’en résulte que de la foi-blessedansla pointe; elle peut être en parallèle avecune petite parcelle qui ouvriroit un canal presqu’in-sensible à la soupape d’un fusil à vent bien char-gé. Si je prends ce fusil pour le tirer après 5. à ó.heures qu’il auroit fallu pour détruire la compres-