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PRÉFACE.
est au nord ou an midi de Babylone sans l’observationdes climats: et i’on ne peut savoir si un pays est àl’orient on à l'occident d’un autre , sans l’observationdes éclipses. On voit par l’alcoran que les voyageurstraversoient les déserts de l’Arabie en observant (es as-tres : ce Dieu nous a donné les étoiles [tour nous servir« de guides dans l’obscurité, soit sur terre , soit surcc nier ». Cela est conforme à cd que rapporte Diodoiede Sicile des anciens voyageurs.
La découverte des satellites de jupiter a donné unoplus grande perfection à nos caries géographiques etmarines, que n’auroient pu faire dix mille ans de na-vigations et de vo rages ; et quand leur théorie sera encoremieux connue , la méthode des longitudes sera plusexacte et plus facile.
L’étendue de la méditerranée étoit presque inconnuevers l’an 1G00; on la commît aujourd’hui aussi exacte-ment que celle delà France.Dans lelivrede Gemma Frisius(de oro/s Divisione , i 53 o), on trouve 53 d de différenceeu longitude depuis le Caire jusqu’à Tolède, au lieu deBS 11 qu’il y a réellement; les autres distances y sont éten-dues à proportion : en 1787 nous avions encore 3 à 4 Jd’incertitude par rapport à l’extrémité de la mer noireet de la mer Caspienne ; et, avant 1769, on étoit en er-reur d’un demi-degré sur l’extrémité de l’Espagne versGibraltar et Cadix. I
C'est à l’astronomie que l’on fut redevable des pre- jmieres navigations des Phéniciens , et des premiers pro-grès de l’industrie et du commerce; c’est encore à elle que xnous devonsladécouvertedunouveaumonde. Christophe jColomb avoit une connoissance intime de la sphere ,peut être plus que personne de son tems , puisqu’elle lui jdonna celte certitude, et lui inspira cette confiance avec 1laquelle il dirigea sa route vers l’occident ; certain de ,rejoindre par l’orient le continent de l’Asie , ou d’entiouvcr un nouveau.
S’il reste actuellement quelque chose à desirer pourla perfection et la sûreté de la navigation, c’est de trouve*