xvj PRÉFACE.
drier : S. Augustin en recommandoit l’étude par cetfl!seule considération ; S. lîipnolyte s’en éloit occupaautrefois, de même que plusieurs peres de l’église,et plusieurs papes ; mais on n’avoit pas alors des astro-nomes dont la réputation inspirât assez de confiance.Grégoire XIII siégea dans un tems où les sciences con-mençoient à renaître, et il eut la gloire de cette réfèr-xnation en iSSa.
L’agriculture ompruntoit autrefois de l’astronomie sesréglés et ses indications : Job, Hésiode, Varron, Enclore,Aratus, Ovide, Pline, Columelle, Mauilius, nous en four-nissent des preuves ; le lever ou Je coucher des pléiades ,d’arcturus, orion, sirius, donnoient à la Gvece et àl’Egypte le signal des différens travaux de la campagne.Le lever de sirius annonçoit aux Grecs les moissons , auxEgyptiens les débordemens du Nil : on en citeroit biend’autres exemples : le calendrier y supplée actuellement.Gebelin a entrepris de prouver, dans un ouvrage trèssavant, que toute la mythologie ancienne se rapporteà l’agriculture ( Allégories orientales, 1773.)
La chronologie ancienne tire de la connoissance et dncalcul des éclipses les points les plus fixes qu’on puisseavoir; et dans les tems antérieurs aux observations l’onne trouve qu’ohscurité. La chronologie chinoise est touteappuyée sur les éclipses, comme le P. Gaubii l’a vérifié.Nous n’aurions dans l’histoire des nations aucune incerti-tude sur les dates s’il y avoit; toujours eu des astronomes :on peut voir sur-tout la liaison de l’astronomie et de lachronologie dans Y Art de 'vérifier les dates, iii-fol. 1770;et dans l’ouvrage anglois de Kennedy, A complété Systemof astronomical chronology , London , 1762, in 4 °.
C’est par une éclipse de lune qu’on a reconnu l’erreurde date qu’il y a dans l’ere vulgaire par rapport à la nais-sance de J. C. On sait quTlérode étoit roi de Judée;mais nous savons par Josephe (Antiq. jud. XVII , G)qu’il y eut une éclipse de lune immédiatement avant lamort d’Iîérode. On trouve cette éclipse dans la nuit du12 au i3 mars de la quatrième arutée ayant l’ere vul-gaire*