PRÉFACE. 3LVÎÎ
gaire, en sorte que cette ere devoit être reculée de troisans au moins.
C’est par des éclipses de soleil que Couard a fixéà Tannée Go 5 avant . 1 . C. la fin de la guerre entre lesLydiens et les Modes, et à Tan 478 l’expédition de Xerxèscontre la Grèce, que l’on mettoit communément à l’an480 ( Casiard , Ilist. of astrun .), et qu'il concilie Hérodoteet Xénoplion sur la conquête de la Medie par Cyrns.Le C. Barthélémy a fait usage aussi des éclipses que jelui avois fournies pour fixer la date du voyage de Platonen Sicile ( P uyage du jeune sinacharsis , t. il, p. G14 1
t. III, p. 591 ).
Cest encore de l’astronomie que nous empruntonsla division du li ras dans les usages delà vie, et l'art derégler les horloges et les montres : on peut dire que l’or-dre et la multitude de nos affaires, de nos devoirs, denos amusemens, le goût de l’exactitude et de la préci-sion, notre habitude enfin, nous ont rendu celte me-sure du teins presque indispensable, et l’ont mise aunombre ries besoins de la vie.
Si au défaut des horloges et des montres on trace desméridiennes (art. ibo) et des cadrans solaires, c’est unnouvel avantage de l’astronomie , puisque la gnomo-nique 11’est qu’une application de la trigonométrie sphé-rique et de I astronomie.
La météorologie, c’est-à-dire la connoissance des chan-gemens de l'air, des vents, des pluies, des sécheresses,des variations de fatinosphere , indiqués par le thermo-mètre et le -harometre , a certainement un rapport bienessentiel et bien immédiat avec la santé du corps hu-main. 11 est très probable que l’astronomie y seroit d’uneutilité sensible, si l'on étoit parvenu , à force d'obser-vations , à trouver les influences physiques du soleil etde la lune sur l'atmosphere, et les révolutions qui enrésultent. Déjà Toaido a cru reconnoltre l infhiencede la période de 18 ans sur les années chaudes et froi-des, sèches rt humides; et les attractions qui sou-lèvent deux fois le jour les eaux de l’océan , peuvent
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