PREFACE
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€t cle "brique leurs observations astronomiques. Josephattribue à Abraham les premières connoissances desEgyptiens. On voit dans l’écriture plusieurs passages oùil est parlé d’astronomie : Numquid conjuugere valebismi canins stellas pleiadas , aut gyrum arcturi poterisdissipare? Numquidproducis luciferumin tempore suo ,et 'vesperwn super filios terræ consurgerefacis ? {Job, 38 ,3i ). On attribue aussi à Moïse des connoissances demême espece; du moins S. Etienne dit de lui, dans lesActes des apôtres , qu’il étoit versé in omni sapientiaÆgyptiorum ; ce qui paroit devoir s’entendre de la con-noissance des astres qui avoit rendu les Egyptiens sicélébrés.
Le Sage s’élève avec raison contre ceux que l’admi-ration des astres a portés jusqu'à en faire des dieux ;mais, bien loin d’en condamner l’étude , il la con-seille pour la gloire du Créateur : Quorum si speciedelectati deos putaverunt , sciant quanta his creatoreorum speciosior est.... a magnitudine enim speciei etcreaturcc cognoscilnlitcr poterit creator horum videri.
( Sap. c. i3). David trouvoit aussi dans les astres doquoi s’élever à la contemplation de Dieu : Cœlienarrantgloriam Dei ... Videbo cœlos tuos opéra digitorum tuo-rum , lunam etstelias , quœ tu Jundasti. Et nous voyonsDerham appeler Théologie astronomique un ouvrageoù il présente dans toute leur force la singularité et lagrandeur des découvertes qu'on a faites en astronomie ,comme autant de preuves de l’existence de Dieu. Voyezce que pensoit Aristote à ce sujet, dans le 8 e livre de saPhysique.
Ceux qui aiment la lecture des anciens historiens oupoëtes ont besoin de connoitre l’astronomie ; on la re-trouve à chaque page dans les anciens , soit pour mar-quer le tems des labours et des semences , soit pour lesfêtes et les cérémonies religieuses. Depuis qu’il est prou véque toute la mythologie de l’antiquité se réduit à dessymboles et à des allégories astronomiques et physi-