XX PRÉFACE.
ques (t)', il est évident qu’il faut connoitre le ciel pour,pouvoir les entendre. Lespoëtes qui ont illustré la Greceet l’Italie, et dont les ouvrages sont actuellement sûrsde l'immortalité, aimèrent tous et connurent l’astrono-mie ; quelques uns en ont môme fait un usage si fré-quent, qu’on ne sauroit entendre leurs ouvrages sans lesecours de cette science. Les commentateurs n’ont pasbeaucoup avancé cette partie, et j’ai eu occasion de re-marquer qu’il y auroit encore beaucoup à faire : on lepeut vpir aussi par différentes notes que j’ai fournies àde Lille pour sa traduction des Géorgiques , à la Bonnet-terie pour son édition des auteurs qui ont écrit de Reruxtica, et à Poinsinet pour sa traduction de Pline. Onpeut compter parmi les Grecs qui ont parlé d’astrono-mie, Homere, Hésiode, Aratus ; parmi les Latins, Lu-crèce, Virgile, Horace, Ovide, Manilius , Lucain ,Claudien ; ils paroissent, dans plusieurs endroits de leursouvrages , remplis d'admiration pour l’astronomie.Ovide nous annonce qu’il veut prendre son essor versles astres :
.Juvat ire per alla
Ast ai; juvat, lerrus et inani sede rclictis ,
Nube ve.ii , validique liumeris uisidere AtUntis. Metam. XV, 147 •
Horace nous raconte les objets de curiosité et de recher-ches dont il envioit le plaisir à son ami :
Quæ mare compescant causas , quid temperet annum ;
Stellæ sponte sua , jussænc, vaçentur et errent ;
Quid piemat obscurum lunæ , quid proférât orbem.
L. J , ep. 12, ad Iccium.
Virgile sembloit vouloir renoncer à toute autre étudepour s’occuper des merveilles de l’astronomie :
(1) Voy. Le C. Dupuis sur Y Origine des cultes , eu la Religrionuniverselle (actuellement sous presse), et son mémoire sur l’Orig inedes fables, 1781, citez la C". Desaint. On y voit que les douze t;ra-vaux d Hercule ont été forgés sur les douze signe» du zodiaque , demême que les aventures de Bacchus ; les fables de Pluton sur - laconstellation d’opliiucus , celles de Proserpine sur la constellationde la couronne , celle de Phaéton sur le cocher, etc.