PRÉFACE.
Me vero primtim dulnes ante omnia musa? ,
Quarum sacra fero , ingenti perculsus ainore ,
AccipUnt ; cœlique vias etsiiieia monstient, 4J~)efectu$ solis varios , luuæque labores ;
Unde tremor terris ; qua vi maria aha tumescantObicibus ruptis , rursusque in seipsa résidant;
Quid tantum oceano properent se lingere solesHiberni , vel quæ tardis mora noeribus obsiet. . . .
Félix qui potuit rerum cognoscere causas ! Georg //,
Ovide fait un éloge si pompeux des premiers inventeursde l’astronomie, que je ne puis me refuser d’en placerici une partie :
Felices animos quibus hnec cognoscere primii,lnque do ni os superas scandere cura fuit,
Credibile est illos pariter viiiisque locisqueAUius humanis exeruisse caput.
Non Venus aut vinum sublimia pectora fregit,Officiumve fori , militiæve labor ,
Nec levis ambitio, perfusaque gloria fuco ,
Magnarumve famés sollicitavit opum.
Admovere oculis distantia sidéra nostris ,
Ætberaque ingenio supposuere suo.
Sic peütur coelum. Fasc. /, 197.
Pline adresse aussi aux astronomes un bel éloge lorsqu’ildit : Macte ingenio ; este cœli interprètes, rerumque na-tures capaces , argumenti repe/tores quo deos hornines -que 'Vicistis. (II, 12.)
La connoissance des astres a été souvent la source deplusieurs beautés dans les ouvrages des poètes anciens :on voit rarement chez eux cette ignorance qui déparequelques ouvrages modernes ; telle est celle du poètequi, parlant des deux pôles, suppose que l’un est le pôlebrûlant , et l’autre le pôle glacé. ( Jarry, prix de 1714.)
La Fontaine parle de l’astronomie d’une maniéré trèsnoble quand il dit :
Quand pourront les neuf Sœurs, loin des cours et des villes ,M’occuper tout entier, et m’apprendre des cieuxLes divers mouvement inconnus à nos yeux,
Les noms et les vertus de ces clartés eirantes ?
Songe d'un habitant dn JW ojï jI
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