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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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XXI
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PRÉFACE.

Me vero primtim dulnes ante omnia musa? ,

Quarum sacra fero , ingenti perculsus ainore ,

AccipUnt ; cœlique vias etsiiieia monstient, 4J~)efectu$ solis varios , luuæque labores ;

Unde tremor terris ; qua vi maria aha tumescantObicibus ruptis , rursusque in seipsa résidant;

Quid tantum oceano properent se lingere solesHiberni , vel quæ tardis mora noeribus obsiet. . . .

Félix qui potuit rerum cognoscere causas ! Georg //,

Ovide fait un éloge si pompeux des premiers inventeursde lastronomie, que je ne puis me refuser den placerici une partie :

Felices animos quibus hnec cognoscere primii,lnque do ni os superas scandere cura fuit,

Credibile est illos pariter viiiisque locisqueAUius humanis exeruisse caput.

Non Venus aut vinum sublimia pectora fregit,Officiumve fori , militiæve labor ,

Nec levis ambitio, perfusaque gloria fuco ,

Magnarumve famés sollicitavit opum.

Admovere oculis distantia sidéra nostris ,

Ætberaque ingenio supposuere suo.

Sic peütur coelum. Fasc. /, 197.

Pline adresse aussi aux astronomes un bel éloge lorsquildit : Macte ingenio ; este cœli interprètes, rerumque na-tures capaces , argumenti repe/tores quo deos hornines -que 'Vicistis. (II, 12.)

La connoissance des astres a été souvent la source deplusieurs beautés dans les ouvrages des poètes anciens :on voit rarement chez eux cette ignorance qui déparequelques ouvrages modernes ; telle est celle du poètequi, parlant des deux pôles, suppose que lun est le pôlebrûlant , et lautre le pôle glacé. ( Jarry, prix de 1714.)

La Fontaine parle de lastronomie dune maniéré trèsnoble quand il dit :

Quand pourront les neuf Sœurs, loin des cours et des villes ,Moccuper tout entier, et mapprendre des cieuxLes divers mouvement inconnus à nos yeux,

Les noms et les vertus de ces clartés eirantes ?

Songe d'un habitant dn JW ojï jI

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