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Abrégé D'Astronomie / Par Jérôme Lalande, ...
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4 ABRÉGÉ D A S T B O N O M I E , I, t V. I.

un poids, et que lon imagine ce fil prolongé vers le haut jusqw»adans la concavité du ciel.

9. Le zénit étant le point le plus élevé du ciel/il est toujourséloigné (le 90 degrés ou dun quart de cercle de toits les pointsde l'horizon (1). 8i donc un astre paroît élevé au-dessus <lelhorizon de 6o u , il sera éloigné (lu zénit de 5 o, car Go et 3 ofont les 90 qu il y a depuis 1 horizon jusquau zénit ; ainsi nouspourrons dire à l'avenir que la hauteur dun;; étoile est lecomplément de sa distance au zénit, ou ce qui lui manque pouraller a 90°.

10. Le nadir est le point inférieur de la sphere céleste ; celuiqui est directement opposé au zénit, celui vers lequel se dirigepar en lias un fil à-plomb par la gravité naturelle. Le nadir et lezénit étant directement opposés l'un à l'autre, si lon conçoit uncercle qui fasse'tout le tour du ciel, en passant par le zénit etpar le nadir , il y aura 180° ou un demi-cercle dun coté, etautant de l'autre. Nous appellerons vertical (174) un cercleallant ainsi du zénit au nadir, de quel coté qu'il soit; commeon appelle ligne verticale, colle que marque le fil à-plomb, et dontla direction prolongée haut et bas va marquer le zénit et lenadir-

11. Lidée dhorizon (art. 2) suffit pour faire sentir quenvoyant une moitié de globe sur notre tète il y en a aussi unemoitié que nous ne voyons pas. Ainsi lhorizon est un grandcercle de la sphere qui, pour chaque lieu de la terre, sépare lapartie visible du ciel de celle qui ne lest pas, et qui, tournant àégale distance du zénit et du nadir, est par-tout à 90° de cesdeux points.

12. Tel est lhorizon rationel ou mathématique : on appellequelquefois horizon sensible un plan parallèle à lhorizon ru tio-nel, et qui touche la surface de la terre. Nous ne ferons ameunusage de celui-ci ; et dailleurs il ne différé point de l lioriizonrationel,dès qu'il sagit des astres qui sont fort éloignés de nous;il on différé seulement à raison des objets qui nous environment,et qui bornent la vue q'uaml on 11est pas en pleine mer ou suir unendroit très élevé. L'horizon sensible en pleine mer est plus basque lhorizon mathématique ; et si l'œil est à cinq pieds, dehauteur, il sétend environ à aSSy toises. distance à laquellle lerayon visuel va toucher la terre (voyez art. 823).

(1) Nous supposons comme une chose connue quon cnieml per un ijegréla tiois-cerit-soixantiemc partie dun cercle, et que par conséquent le (quatÉd'un curie entier est tle quatie-ùngt-dis degtés.