t) ABREGE D'ASTRONOMIE) T, IV. I.
16. C’est ce mouvement diurne autour de l’axe et de» poltsdu monde qui est exprimé dans les vers suivans de Manilius. (r)f
Awn r»er gclklum renuis derlucitur axis,L’br.itumque *;eiit cîiverso cauline mundnm ;Siclcreus medium circa quem volvitur orbis,AErernosque rotat cursus immotus.... L. I, v. 277»
lie pôle boréal, on le pôle arctique,est désigné dans Lucain etManilius par le voisinage de la grande ourse :
Axis inocciiluns gemina clarissimus arcto. Luc. L'ilia ij 5 .
Alter in aikersuin positus succedit ad ai cto*. Manil. /, 682.
Et Virgile dans sa description des zones désigne la différencedes pôles, dont l’un est élevé du coté du nord, l’autre abaissésous l’horizon:
Hic vcrtex nobis semper sublimis ; at ilium
Sub pedibus Stjx atra videt, manesquo profundi. Ccnrg ./, 3{a.
17. De même qu’on a appelé les points P et R pôles del’équateur, parceque l’équateur est à égales distances de l'un etde l'autre, on appelle en général pôles d’un cerele les douxpoints de la spliere qui sont les plus éloignés de ce cercle , ouceux qui sont situés sur une ligne perpendiculaire au plan dumême cercle et passant par son centre. Ainsi le zéuit et lenadir sont les pôles de l’horizon : il en est de même de toutautre cercle : ses pôles en sont toujours éloignés def)o°en toutsens, et situés perpendiculairement au-dessus et au-dessous, deson plan.
18. La ligne qui passe par les deux pôles d’un cercle s’appelleaussi en général Taxe de ce cercle : par exemple, la lignaverticale est l’axe de l'horizon. Il ne faut pas confondre l’axeavec le diamètre d'un cercle : le diamètre est tiré dans le p>lanmême du cercle , mais l’axe s’élève perpendiculairement desdeux côtés et hors de ce plan ; il n’a qu’un seul pointt decommun avec le cercle, et c’est le centre meme du cercle; oùl'axe le traverse.
19. Après avoir examiné chaque jour les points oii le soleûl seJeve et se couche, 011 sera naturellement forcé d’appeler nudieudu jour, méridien , ou milieu du ciel, l’endroit où il est quand ,apres avoir monté au plus haut de sa course, il commentée à
(1) Le jinëme tle Manilius renferme une ample description des cercles de lasplu-re, des signes du zodiaque, des vertus qu'on leur attiibuoit, et des saiisons.M. Pingre en a donné 1111e traduction en 1786. Ceux cjui aimeront ce gemre dopoésie doivent lire aussi les poèmes de Buchanan, de Boscovich et de Stray.