JLoix de Kepler. 16g
ses diflérerfees ne dépendissent que de l’éloignement du soleil;cependant, par l’observation , ce mouvement horaire ne s»trouve que de 7. 1 'J. 5' 1 ; il est plus petit qu’il ne devroit être danscette supposition. Outre les 5 11 de différence qu'il doit y avoirentre 1rs mouvemens en été et en hiver , à cause des différentesdistances, il y a encore une différence iéelle deS’*, qui ne pro-vient pas des distances, mais qui est un ralentissement véritabledans le mouvement du soleil ; donc le mouvement réel de laterre est effectivement plus lent dans l'aphélie que dans le pé-rihélie. Ou voit même qu’il est en raison inverse des distances,puisque l’on trouve 2' 20", au lieu de 2* 28'' qu’il y auroit ensupposant le mouvement uniforme, c’est-à-dire 5 " pour l’ex-cès du mouvement lioiaire en hiver sur le mouvement en été,indépendamment des S ' 1 qu’il doit y'avoir à raison de la dis-tance du soleil , qui est moindre en hiver. Ainsi 1 inégalité estdouble de ce qu’elle seroit par l’effet des distances , c’est-à-direqu’il y a moitié do 1 inégalité qui est réelle.
4-8. Nous pourrions donc regarder cette loi coinn*e prouvéeastronomiquement, n ayant pas encore traité des causes quidoivent la produire : mais nous allons démontrer, i°. que le*planètes tournent autour du soleil en vertu d’une force cen-trale ou attractive, dirigée au foyer de l’ellipse ; 2 0 . que cetteforce une fois supposée , il s’ensuit que les aires sont propor-tionnelles aux teins : ce sera une counoissance élémentaire quipréparera le lecteur à la physique céleste , dont nous traiteronsdans le douzième livre.
479. C’est la première loi du mouvement prouvée par l’expé-rience , et admise par tous les mathématiciens , mcine du temsd’Anaxagore , qu’un corps ayant parcouru une ligne droite uni-formément dans l’espace d’une minute , parcourrait une autreligne droite sur la même direction dans la minute suivante ,si rien ne s’y opposoit ; ainsi la pianote P (fig. 55 ) , avant étéune seule fois uniformément île P en Q sur la ligne droite PQ ,elle conlinueitiit à se mouvoir de Q eu P sur la même directionPQF, en parcourant un espace Q F égal à PQ uniformémentet dans le même espace de tems. Cependant les planètes décri-vent des ellipses, et non pas des l'gues droites; elles courbentsans cesse leur route du côté du soleil, et reviennent après un»révolution reprendre la même route à la même distance dusoleil : il y a donc dans le soleil une force capable de détourner àchaque instant une pluuete de la ligne droite qu’elle venoit dedécrire l'instant précédent. Nous examinerons la mesur§ et la